Des régimes d’épargne méconnus

16 December 2024 | Last updated on 16 December 2024
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Tirelires sur des piles de pièces d’or.
malerapaso / iStock

Si le REER et le CELI sont de mieux en mieux compris et connus des Québécois, ce n’est pas le cas de tous les régimes d’épargne, révèle un sondage mené par ÉducÉpargne en collaboration avec la Chambre de la sécurité financière (CSF).

Les résultats révèlent que les travailleurs québécois ont une bonne ou une assez bonne connaissance du régime enregistré d’épargne-retraite (REER) (89 %) et du compte d’épargne libre d’impôt (CELI) (87 %). Ces proportions sont ainsi bien plus élevées que celles des Québécois connaissant le Régime enregistré d’épargne-études (REEE) (60 %), le Compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP) (50 %), le régime enregistré d’épargne-invalidité (REEI) (14 %) et le régime volontaire d’épargne-retraite (RVER) (10 %).

S’il semble logique que le CELIAPP ne soit pas encore connu de tous puisqu’il n’existe que depuis deux ans, la proportion assez faible de personnes au fait du REEE laisse à désirer. Ce régime d’épargne existe ainsi depuis près de 30 ans et découvrir que 40 % de la population ignore son existence soulève des questions.

« Il est vrai que le CELIAPP et le REEE s’adressent à une certaine portion des travailleurs, mais il nous apparaît très important de faire connaître davantage ces régimes d’épargne. Même si nous sommes déjà propriétaire, ou que nos enfants ont terminé leurs études, il est essentiel de mettre collectivement plus d’effort pour sensibiliser nos proches sur l’existence et les bénéfices de ces régimes », de déclarer Nathalie Bachand, Pl. Fin., présidente du conseil d’ÉducÉpargne.

De plus, même si 64 % des travailleurs affirment avoir une très bonne ou une assez bonne connaissance des différents régimes d’épargne, 58 % ignorent l’impact fiscal en cas de décès et 56 % en cas de séparation. Pourtant ces situations sont loin d’être rares et des dizaines, voire des centaines de milliers de dollars sont en jeu.

Toutefois, le sondage montre que la grande majorité des répondants (85 %) estiment que les conseils d’un professionnel sont très importants (31 %) ou assez importants (54 %) lorsque vient le temps de choisir un régime d’épargne.

« Nous sommes heureux de constater que plus de 8 personnes sur 10 trouvent important de faire appel à un professionnel au moment de choisir un régime d’épargne qui convient à leurs besoins financiers. Malgré les développements du conseil robotisé, la relation humaine demeure privilégiée par les épargnants. Comme les professionnels encadrés par la Chambre ont l’obligation de bien connaître leurs clients et d’agir dans leur meilleur intérêt, en plus de bien connaître les produits et les stratégies qu’ils leurs proposent, ces derniers sont mieux protégés », assure Me Marie Elaine Farley, présidente et chef de la direction de la CSF.

« Les résultats de l’étude nous confirment également que de nombreux épargnants souhaitent faire appel à un professionnel qui peut les conseiller dans plusieurs aspects de leur situation financière. Le Québec est en bonne posture sur ce point grâce à l’encadrement multidisciplinaire exercé par la Chambre », ajoute-t-elle.

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