Baisse des fusions et acquisitions au premier semestre

Par La rédaction | 27 June 2025 | Last updated on 26 June 2025
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Flèches vers le bas sur fond de graphique financier bleu. Composition horizontale avec mise au point sélective et espace de copie. Concept d'investissement, de données boursières et de finance.
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Le bilan semestriel 2025 des fusions et acquisitions au Canada, publié par PwC Canada, indique que le pays traverse une période charnière dans un environnement économique mondial instable.

UN BILAN REFLÉTANT LA PRUDENCE

Au total, entre janvier et mai 2025, les entreprises canadiennes ont annoncé 996 transactions pour une valeur totale de 134 milliards de dollars (G$).

Cependant, le rapport fait état d’une baisse des transactions locales et étrangères sur le marché canadien. Cette situation reflète un climat de prudence, les entreprises reportant leurs investissements et leurs projets d’expansion en raison de l’incertitude persistante.

Les prévisions de base de PwC concernant la croissance du produit intérieur brut (PIB) canadien en 2025 demeurent inférieures à 1 %.

Malgré ces défis, la relation commerciale du Canada avec les États-Unis reste plutôt favorable, note le rapport.

Les exportateurs canadiens bénéficient en effet de tarifs relativement bas, comparés à des pays comme la Chine. Cet avantage permet à certaines entreprises canadiennes de maintenir ou d’accroître leur part de marché aux États-Unis, offrant une rare source d’optimisme dans une économie difficile.

Par ailleurs, le Canada s’efforce de bâtir une économie plus forte et autonome, ce qui pourrait renforcer ses relations avec les États-Unis.

Selon Michael Dobner, leader national, Analyse économique et politique chez PwC Canada, cette orientation politique vise à favoriser une relation plus constructive « axée sur des objectifs partagés plutôt sur la dépendance ».

DES PRIORITÉS POLITIQUES

Le rapport présente ensuite une série de priorités politiques qui pourraient améliorer la productivité et la compétitivité de l’économie canadienne :

  • la rationalisation de la réglementation,
  • le lancement de projets d’infrastructure à grande échelle,
  • l’augmentation des investissements dans la défense et le développement de l’Arctique,
  • la suppression des barrières commerciales interprovinciales,
  • l’accélération de l’intégration de l’intelligence artificielle,
  • et la modification du système d’immigration pour attirer des talents hautement qualifiés.

Selon PwC Canada, si les premières mesures politiques sont perçues par les acteurs du marché comme authentiques, pratiques et décisives, cela pourrait engendrer des améliorations significatives de l’économie canadienne dès 2026.

UN REBOND DES BUREAUX DE GESTION DU PATRIMOINE FAMILIAL

Le rapport met également en lumière le rebond des bureaux de gestion du patrimoine familial canadiens, en tant qu’acteurs clés dans le paysage de l’investissement.

Après une période de déclin amorcée en 2021, l’activité des bureaux de gestion du patrimoine familial canadiens a repris de la vigueur. Au Canada, la valeur des transactions a augmenté de plus de 16 % entre 2023 et 2024.

Parmi les principales tendances qui contribuent à ce rebond, le rapport signale :

  • la participation croissante aux transactions de prêts syndiqués en circuit fermé ;
  • l’augmentation des investissements d’impact social, dépassant 50 % des fonds investis ;
  • Et la croissance significative des investissements directs, atteignant 70 % de l’activité mondiale.

Toutefois, d’après le rapport, les bureaux de gestion du patrimoine familial canadiens ont consacré 69 % de leurs investissements dans l’immobilier, ce qui montre la nécessité de diversifier leurs portefeuilles d’investissement.

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La rédaction