Chrystia Freeland s’inquiète des pratiques commerciales mexicaines

Par La rédaction | 21 November 2024 | Last updated on 20 November 2024
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Alors que l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) est toujours de mise, Chrystia Freeland avoue partager les inquiétudes de ses homologues américains quant aux pratiques commerciales mexicaines, particulièrement concernant les importations en provenance de la Chine, rapporte le Financial Post.

Les États-Unis accusent leur voisin du Sud d’aider à faire entrer des importations chinoises bon marché sur le marché américain, et ce en contournant les droits de douane imposés par les États-Unis.

« Je pense que ce sont des préoccupations légitimes pour nos partenaires et voisins américains, a-t-elle avoué lors d’une conférence de presse à Ottawa le 13 novembre dernier. Ce sont des préoccupations que je partage. »

De son côté, le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, estime qu’il faudrait agir vite et fort. « Nous devons prioriser le partenariat économique le plus étroit au monde en négociant directement un accord de libre-échange bilatéral entre les États-Unis et le Canada, qui place les travailleurs des États-Unis et du Canada en priorité », a-t-il ainsi écrit dans un message sur X (anciennement Twitter).

Interrogée sur ce post, Chrystia Freeland a choisi de ne pas commenter directement. Toutefois, elle a souligné que la position ferme du gouvernement canadien envers la Chine est un domaine dans lequel le Canada est en forte concordance avec la future administration Trump. « [C’est] l’une des choses dont le président et le premier ministre ont parlé le jour après son élection », a précisé la ministre des Finances.

Les commentaires de la ministre des Finances ont été faits à la suite de la deuxième réunion du comité du cabinet sur les relations Canada–États-Unis, un comité qui a été réactivé en prévision d’un second mandat de Donald Trump.

Depuis les élections américaines, Chrystia Freeland a rencontré des représentants des secteurs de l’acier, de l’énergie, de l’automobile et de l’intelligence artificielle. Elle estime qu’il est tout à fait possible de trouver un terrain d’entente « gagnant-gagnant » avec la nouvelle administration américaine.

« Il faut commencer par chercher des moyens pratiques et efficaces de collaborer, a-t-elle précisé. Il faut commencer par identifier les domaines d’intérêt commun et d’approche partagée. Je pense que la position sur la Chine est un domaine où les vues et l’approche du Canada et des États-Unis sont clairement partagées. Cela restera donc toujours notre priorité. »

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La rédaction