Économie : cinq points à garder à l’œil

Par La rédaction | 14 August 2024 | Last updated on 13 August 2024
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Numéro lumineux 5 devant un fond sombre.
MicroStockHub / iStock

Avery Shenfeld, économiste en chef de la Banque CIBC, partage cinq observations sur l’économie canadienne dans un article publié par la CIBC. Ces remarques devraient aider les Canadiens à naviguer en période de transition critique pour l’économie du pays.

  1. VERS UNE RÉDUCTION DES TAUX D’INTÉRÊT

Après deux années de hausses consécutives, la Banque du Canada a décidé de ralentir la cadence et de réduire son taux directeur à deux reprises. Ce taux est désormais fixé à 4,5 %. Cette décision est accueillie positivement par les emprunteurs et les entreprises, et pourrait même stimuler la croissance économique.

Bien que ces deux réductions de 25 points de base constituent un pas dans la bonne direction, Avery Shenfeld estime qu’il en faudra d’autres pour rendre les emprunts plus accessibles et encourager les dépenses et les investissements.

  • MOIS DE DÉPENSES, PLUS D’ÉPARGNE

La hausse des taux d’intérêt a entraîné une augmentation des coûts hypothécaires, obligeant les Canadiens à ajuster leur budget et à épargner davantage.

Contrairement à leurs voisins du Sud, dont les prêts hypothécaires sont souvent fixes sur 30 ans, les Canadiens ont des termes beaucoup plus courts et sont parfois obligés de renouveler leur prêt dans un contexte de taux élevés. Cette distinction a un impact significatif sur les comportements de dépense et d’épargne dans les deux pays, note Avery Shenfeld. Avec la baisse des taux, on peut donc s’attendre à une reprise des dépenses, en particulier dans les secteurs liés à l’habitation.

  • L’INFLATION ET L’IMMOBILIER

Avery Shenfeld estime que la clé pour atteindre l’objectif de 2 % fixé par la Banque du Canada réside dans la gestion des coûts des loyers et des intérêts hypothécaires. L’inflation des loyers est non seulement le résultat de la hausse des taux d’intérêt et du coût de la vie, mais aussi de la croissance démographique rapide des dernières années. Cependant, les nouvelles politiques gouvernementales sur l’immigration devraient contribuer à ralentir cette croissance et à atténuer l’inflation des loyers.

  • CROISSANCE MODESTE EN 2024, MAIS MEILLEURE EN 2025

Bien que les économistes de la CIBC s’attendent à une croissance modeste dans la seconde moitié de l’année en raison de la faible activité sur le marché de l’habitation et du ralentissement de l’économie américaine, une reprise économique est prévue pour 2025.

Cette amélioration devrait être soutenue par une série de réductions de taux espérées de la part de la Banque du Canada, prévoient les économistes de la CIBC.

  • ATTENTION AUX ACTIONS

Avery Shenfeld observe une reprise notable des actions, mais il redoute qu’elles soient désormais pleinement valorisées en prévision des futures réductions de taux d’intérêt. Il estime également que le secteur technologique pourrait avoir atteint ses limites à court terme.

En revanche, il perçoit des opportunités sur le marché obligataire. Il estime que les taux obligataires pourraient diminuer, ce qui améliorerait les rendements des placements en titres à revenu fixe.

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La rédaction