Guy Cormier plaide pour une rigueur budgétaire

Par La rédaction | 4 October 2024 | Last updated on 3 October 2024
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Sean Anthony Eddy / iStock

Depuis la pandémie, si ce n’est même avant, les gouvernements fédéral et provincial font gonfler les déficits budgétaires, constate Guy Cormier. Et, selon lui, il est maintenant temps d’éponger les dégâts.

En marge d’une conférence du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), le PDG de Desjardins s’est ouvert dans une entrevue avec La Presse. Alors que certains gouvernements estiment que le moment est venu d’agir, d’autres semblent moins préoccupés par la question, affirme Guy Cormier. Selon lui, il faudrait toutefois tenter de trouver un « meilleur équilibre budgétaire ».

Évidemment, le PDG de Desjardins comprend que certaines raisons poussaient les gouvernements à dépenser sans compter. Il cite ainsi :

  • La crise du logement
  • La croissance de la population
  • La demande accrue en services publics.

Toutefois, alors que les « déficits se révèlent largement supérieurs aux projections », il est important de se questionner sur « la discipline budgétaire ». Guy Cormier estime qu’il est temps d’agir avant que la situation ne devienne catastrophique et encourage les gouvernements à investir qu’aux endroits véritablement nécessaires.

Si le PDG est conscient que l’équilibre budgétaire ne sera pas atteint d’ici les deux prochaines années, il soutient que la recherche d’un certain équilibre devrait être la priorité pour les cinq à dix prochaines années.

« Le défi est d’au moins ramener cette discussion plus rigoureusement parce qu’autrement », confie-t-il ainsi à La Presse. D’autant plus que les raisons de dépenser ne vont pas diminuer, observe-t-il, en prenant en compte le vieillissement de la population, les enjeux de santé, le logement abordable et les changements climatiques.

Pour améliorer la situation, il estime qu’il est nécessaire de se fixer des objectifs à court, moyen et long termes. Il est crucial d’examiner les dépenses et les revenus actuels, tout en gardant à l’esprit les défis d’investissement à relever, afin de balancer le tout de manière plus efficace.

« Ce n’est pas facile, mais on ne peut pas avoir des gouvernements qui pendant les 10 à 15 prochaines années continueront de générer des déficits d’envergure », martèle-t-il.

L’essentiel est de ne pas transférer les difficultés d’aujourd’hui à la génération future, qui aura déjà suffisamment de défis à affronter.

« Il ne s’agit pas de couper dans les services à la population, mais de revoir les façons de faire et continuer à optimiser les différentes sources de revenus de l’État », résume-t-il.

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La rédaction