La consommation des ménages va ralentir

Par James Langton | 8 November 2024 | Last updated on 7 November 2024
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Un homme âgé en gros plan paie ses factures avec une carte de crédit.
Abdullah Durmaz / iStock

Dans un contexte d’endettement croissant et d’affaiblissement du marché du travail, la consommation des ménages au Canada a été stimulée par l’immigration. Dans ce contexte, la croissance des dépenses de consommation devrait ralentir au cours de l’année à venir, selon Fitch Ratings.

Dans un nouveau rapport, l’agence de notation indique que les dépenses de consommation ont augmenté au premier semestre, en grande partie grâce à une forte croissance démographique.

Au deuxième trimestre, les dépenses de consommation ont augmenté de 0,1 % d’un trimestre à l’autre, selon Fitch Ratings. Par habitant, les dépenses ont baissé de 0,5 % d’un trimestre à l’autre et de près de 3 % d’une année à l’autre.

Alors que la valeur nette des ménages a augmenté de près de 4 % au cours du premier semestre, Fitch Ratings constate que « les ménages restent très endettés, avec un passif équivalent à 177 % du revenu ».

La charge du service de la dette, qui est déjà historiquement élevée, devrait encore s’alourdir, les hypothèques continuant à être réévaluées à des taux plus élevés dans les mois à venir, prévoit Fitch Ratings.

« Malgré les baisses de taux [de la Banque du Canada], un grand nombre de prêts hypothécaires devront être renouvelés l’année prochaine à des taux plus élevés qu’auparavant, ce qui ajoutera à la pression sur les propriétaires et pèsera sur la consommation », prévient Jessica Hinds, directrice chez Fitch Ratings, dans un communiqué.

En conséquence, Fitch Ratings prévoit que la croissance des dépenses de consommation ralentira à 1,1 % en 2025, contre 1,9 % en 2024.

Fitch Ratings souligne également que le revenu disponible réel des ménages a augmenté de 3,9 % en glissement annuel au deuxième trimestre, et que le taux d’épargne des ménages a grimpé à 7,2 % au cours du trimestre, « bien au-dessus de la moyenne 2015-2019 de 2,2 % ».

Bien que les ménages se constituent une épargne, « celle-ci a largement profité aux ménages les plus riches et ne devrait donc pas stimuler la consommation de manière significative », selon l’étude.

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James Langton

James Langton est journaliste pour Advisor.ca et Investment Executive. Depuis 1994, il fait des reportages sur la réglementation, le droit des valeurs mobilières, l’actualité de l’industrie et plus encore.