La croissance attendra 2027

Par La rédaction | 1 August 2025 | Last updated on 31 July 2025
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Un homme d’affaires regarde vers la ville à l’horizon à travers une longue-vue.
DNY59 / iStock

L’économie canadienne traversera deux années de vaches maigres, avant de connaître un rebond spectaculaire en 2027, selon une étude.

L’un des principaux impacts de la guerre tarifaire est de miner la confiance des entreprises et des ménages, prévient Oxford Economics. En effet, l’incertitude pousse les entreprises à reporter ou à annuler leurs projets d’investissement, à réduire leur production, à freiner les embauches et à licencier de plus en plus de travailleurs.

La conséquence sur les ménages est évidente : les pertes d’emploi et les hausses des prix dues à la hausse des tarifs et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement pèseront sur le revenu disponible des ménages et sur leur confiance.

Cependant, ces impacts seront temporaires, le temps qu’une issue soit trouvée à la guerre tarifaire. Le gouvernement du Canada devrait également stimuler l’économie par des mesures budgétaires. Cela se traduira notamment par des dépenses militaires en forte hausse, destinées à atteindre l’engagement du pays de dépenser 5 % du PIB dans ce domaine d’ici 2035.

La croissance du PIB du Canada commencera par fléchir, passant de 1,6 % en 2024, à 0,9 % en 2025 et même à 0,4 en 2026, estime Oxford Economics, qui s’attend toutefois à un fort rebond dès 2027.

En effet, le ralentissement de l’activité économique à attendre pour 2025 et 2026 fera l’objet d’un rattrapage en 2027. La croissance de l’investissement des entreprises passera ainsi de 1,2 % en 2026 à 6,8 % 2027 et 5,6 % 2028. Les exportations de biens et services, en recul de 1,9 % en 2025 et 1,6 % en 2026, croitrait à nouveau en 2027 à 4,2 %. Dans ce scénario, la production industrielle, en recul en 2025, connaîtrait un rebond de 3,7 % en 2027.

Oxford Economics prévoit également un maintien à 2,75 % du taux directeur de la Banque du Canada, sans changement d’ici 2028. Ce maintien en territoire neutre sera motivé par les incertitudes commerciales, nourrissant des forces opposées en matière d’inflation et de croissance.

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La rédaction