Le BSIF cible quatre risques majeurs

30 May 2024 | Last updated on 29 May 2024
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Numéro 4 en 3D sur un fond blanc.
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Le Regard annuel sur le risque 2024-2025 fait état des risques prépondérants qui, d’après le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), pèseront sur le système financier canadien en 2024-2025.

Après avoir dressé un portrait de l’environnement de risque actuel, marqué notamment par des taux d’intérêt élevés, la hausse des coûts de l’endettement des ménages, des tensions et des conflits dans le monde créant de l’incertitude sur le plan de la sécurité et de l’économie, le rapport décrit ensuite les quatre risques majeurs qui, selon le BSIF, planent sur le système financier canadien, soit :

  • les risques liés aux prêts hypothécaires et aux prêts garantis par un bien immobilier ;
  • les risques de crédit liés aux services de gros ;
  • les risques de financement et de liquidité ;
  • l’intégrité, la sécurité et l’ingérence étrangère.

L’organisme fédéral précise dans son communiqué qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive, mais des risques qu’il « considère comme les plus importants ».

Chacun de ces risques fait l’objet d’une analyse de la part du BSIF et s’accompagne également de mesures que l’organisme prendra pour gérer ces risques et y répondre, en matière de surveillance et de réglementation.

La publication, qui en est à sa troisième édition, comprend aussi une première annexe sur les consignes prioritaires du BSIF à l’intention des institutions et des régimes de retraite.

Celles-ci sont présentées en trois catégories :

  1. les consignes sur la gestion du risque visant les institutions,
  2. les consignes sur les fonds propres et la comptabilité visant les institutions et
  3. les consignes visant les régimes de retraite.

Le BSIF informe qu’il désignera un ensemble prioritaire d’attentes réglementaires afin que les institutions se focalisent sur les bons risques dans l’année qui vient.

Une seconde annexe résume les stratégies sectorielles du BSIF pour assurer la surveillance des secteurs des régimes de retraite et de l’assurance et du secteur bancaire pour l’exercice 2024-2025. 

Dans le secteur des régimes de retraite, l’équipe de surveillance va :

  • maintenir le cap sur le suivi et le contrôle du respect des exigences minimales de capitalisation, des exigences législatives et des exigences définies par les surveillants ;
  • participer à la migration d’un nouveau système qui jouera un rôle de soutien pour le cadre de surveillance des régimes de retraite ;
  • mener des examens thématiques sur le risque de capitalisation, le risque d’investissement et le risque lié aux tiers ;
  • préserver la confiance du public envers le secteur des régimes de retraite en répondant aux demandes d’information des administrateurs, des participants et des autres parties prenantes.

L’équipe de surveillance du secteur de l’assurance, de son côté, va :

  • continuer de privilégier la prudence à l’égard des pratiques de gestion du capital, en mettant l’accent sur l’évaluation de la manière dont les assureurs établissent les cibles internes et les principales pratiques commerciales qui ont des conséquences sur leurs ratios de capital ;
  • insister davantage sur la résilience opérationnelle en menant des activités ciblées à l’égard de la cyberrésilience et du risque lié aux fournisseurs tiers en lien avec les activités essentielles qui sont imparties ;
  • évaluer les pratiques de gouvernance du risque à l’égard de la surveillance des risques d’exploitation.

L’équipe de surveillance du secteur bancaire quant à elle va :

  • continuer de privilégier la prudence à l’égard des pratiques de gestion des fonds propres et des liquidités, en mettant l’accent sur l’évaluation de la manière dont les banques établissent les cibles internes et les principales pratiques commerciales qui ont des conséquences sur leurs ratios de fonds propres et de liquidité ; 
  • insister davantage sur la résilience opérationnelle en menant des activités ciblées à l’égard de la cyberrésilience et du risque lié aux fournisseurs tiers en lien avec les activités essentielles qui sont imparties ;
  • évaluer les pratiques de gouvernance du risque à l’égard de la surveillance des risques d’exploitation.

Pour en savoir davantage, consultez le rapport annuel du BSIF en cliquant ici.

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