Le stress financier diminue chez les travailleurs canadiens

Par La rédaction | 18 September 2025 | Last updated on 17 September 2025
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Jeune femme asiatique effrayée touchant son visage, fond de mur jaune.
Prostock-Studio / iStock

Pour la première fois depuis 2021, le niveau de stress financier des travailleurs canadiens à l’échelle du pays a chuté, selon la 17e édition du sondage sur le bien-être financier des travailleurs canadiens et québécois de l’Institut national de la paie. 

Globalement, le niveau de stress a reculé, passant de 41 % en 2024 à 36 % en 2025. Au Québec toutefois, la tendance est inversée : la proportion de personnes se disant stressées est passée de 28 % à 33 % en un an.

Malgré cette hausse, le Québec et l’Ontario demeurent les provinces les moins touchées, avec un niveau de stress de 33 % chacune, inférieur à celui observé ailleurs au pays.

Par rapport à la situation financière des répondants québécois,

  • 36 % mentionnent que leur niveau de dette n’a pas augmenté depuis l’année dernière ;
  • 59 % indiquent qu’ils sont en mesure de couvrir toutes leurs factures et obligations au cours d’un mois type ;
  • et 71 % décrivent leur situation financière de manière positive.  

LE LOGEMENT ET LA RÉCESSION EN TÊTE

Parmi les sources de stress financier évoquées par les répondants québécois,

  • 34 % indiquent l’hypothèque ou le loyer (contre plus de 40 % pour l’ensemble des autres régions) ;
  • 38 % mentionnent l’épicerie (score le plus faible à égalité avec l’Ontario) ;
  • 46 % se disent préoccupés par le coût élevé du logement ou du loyer, et 47 % par la récession.

Bien que le remboursement de leur dette pèse moins lourd (24 %) que d’autres postes de dépenses, les Québécois s’en soucient plus qu’ailleurs au pays, où la moyenne nationale s’établit à 19 %, signale le sondage.  

UNE INCIDENCE AU TRAVAIL

Par ailleurs, le stress financier n’est pas sans répercussions sur la productivité au travail.

De fait, 23 % des répondants québécois signalent que celui-ci a un impact sur leur performance au travail. 

Au Canada, en plus de la perte de temps, le stress financier engendre notamment une baisse de la motivation (47 %) et des relations tendues (28 %) au travail ainsi que des départs en congé (33 %).

UNE GÉNÉRATION SURPRENANTE

Le sondage se penche aussi sur la situation des différentes générations au Canada, notamment celle de la génération Z, souvent décrite comme financièrement précaire, du moins si l’on se fie aux perceptions les plus répandues et négatives relayées sur les réseaux sociaux

Or, le pourcentage de travailleurs de la génération Z souffrant de stress financier (37 %) est égal à celui des millénariaux (38 %) et de la génération X (37 %), dont les revenus sont pourtant à leur apogée.

Les travailleurs de la génération Z sont aussi parmi les plus nombreux à faire partie de la grappe des répondants financièrement à l’aise, soit 32 %, juste derrière les baby-boomers et devant les millénariaux et la génération X.

Enfin, selon le sondage de l’Institut, les travailleurs de la génération Z épargnent en moyenne 11 % de leur salaire, soit davantage que ceux des autres générations. Environ 30 % des Z estiment avoir économisé au moins 10 000 dollars au cours de la seule année écoulée.

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La rédaction