Les actions devraient rester en territoire positif en 2026

Par James Langton | 16 December 2025 | Last updated on 15 December 2025
3 min read
Un homme d’affaires regarde vers la ville à l’horizon à travers une longue-vue.
erhui1979 / iStock

Les perspectives pour les marchés boursiers demeurent positives à l’approche de 2026, mais les rendements devraient être moins élevés et plusieurs risques baissiers majeurs subsistent, selon le Mouvement Desjardins.

Dans un nouveau rapport, les économistes de la coopérative prévoient que les actions continueront de générer des rendements positifs au cours de l’année à venir :

  • un gain de 14 % pour l’indice S&P/TSX,
  • un rendement de 12 % pour le S&P 500
  • et une progression de 9 % pour l’indice MSCI EAFE.

Des prévisions qui représentent un ralentissement par rapport aux rendements enregistrés cette année pour chacun de ces indices.

« Le consensus anticipe une généralisation de la croissance des bénéfices, indique le rapport. Nous partageons cette vision, bien que nous soyons légèrement moins optimistes quant à la croissance globale des bénéfices. »

LES ACTIONS CANADIENNES AVANTAGÉES

Les actions canadiennes devraient surperformer le marché américain grâce à la vigueur des prix des matières premières et à la performance des grandes banques, qui ont « géré le cycle de renouvellement hypothécaire avec une relative facilité jusqu’ici, grâce au cycle agressif de réduction des taux par la Banque du Canada », souligne le rapport.

De plus, les actions canadiennes profitent de flux de capitaux importants.

« Les flux des fonds communs et des FNB vers les actions canadiennes ont déjà dépassé ceux vers les autres juridictions, et nous pensons que cette tendance pourrait se poursuivre l’an prochain », mentionne le rapport.

Les économistes ajoutent que les marchés boursiers deviennent moins synchronisés, ce qui « devrait continuer de favoriser une allocation d’actifs légèrement au détriment des États-Unis. »

DIVERSIFICATION HORS DES INDICES AMÉRICAINS DOMINÉS PAR LA TECHNOLOGIE

Le rapport prévoit une poursuite de la diversification des portefeuilles en 2026, au détriment des indices américains fortement concentrés dans le secteur technologique.

Il prévient toutefois que la forte dépendance des rendements boursiers américains à l’essor de l’intelligence artificielle (IA) représente un risque baissier. Celui-ci se matérialiserait si les entreprises du secteur ne parvenaient pas à générer les bénéfices attendus, d’autant que les grands acteurs (« hyperscalers ») accroissent leur endettement, ou si les investisseurs venaient à se détourner du thème de l’IA.

En outre, si l’économie américaine se révélait plus faible que prévu, « les actions pourraient subir une correction plus marquée que d’habitude », prévient le rapport.

« Une grande partie de ce risque découle de la probabilité qu’une économie affaiblie retarde l’adoption de l’IA, les entreprises réduisant leurs dépenses », indiquent les économistes. Et « un déclin significatif des principaux titres liés à l’IA pourrait rapidement se transformer en événement de marché plus large », ajoute-t-il.

« La concentration accentuée des indices américains amplifie ce risque, ce qui fait de la trajectoire de croissance tirée par l’IA un facteur déterminant pour les marchés mondiaux en 2026 », conclut le rapport.

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James Langton

James Langton est journaliste pour Advisor.ca et Investment Executive. Depuis 1994, il fait des reportages sur la réglementation, le droit des valeurs mobilières, l’actualité de l’industrie et plus encore.