Les banques à l’abri du conflit au Moyen-Orient

Par James Langton | 15 October 2024 | Last updated on 15 October 2024
2 min read
Document de signature de l’homme pour l’investissement en assurance-vie
The best photo for all / iStock

Le secteur bancaire mondial a une exposition directe limitée à l’escalade du conflit au Moyen-Orient, mais pourrait être affecté par un choc de croissance économique négatif, prévient Morningstar DBRS.

Dans un rapport publié le 2 octobre, l’agence de notation indique que les banques qu’elle surveille n’ont pas d’exposition directe et significative à la région, et qu’en conséquence, elle ne constate pas d’impact immédiat sur les notations de crédit de ces banques.

En ce qui concerne les banques canadiennes, Morningstar DBRS souligne que leurs expositions aux contreparties du Moyen-Orient « sont minimes à la fois en termes absolus et en pourcentage de leurs expositions totales ».

« Plus précisément, aucune banque canadienne que nous avons évaluée n’a fait état d’une exposition importante à des pays de la région ou à leurs entités. Dans l’ensemble, le Canada a des échanges commerciaux limités avec la région et les banques ne participent pas à des projets d’infrastructure à grande échelle », note le rapport.

Quant aux autres banques mondiales, telles que Citigroup et HSBC, Morningstar DBRS estime que leur exposition est également minime, même si elle note que les informations communiquées par les banques regroupent souvent le Moyen-Orient avec des informations géographiques plus larges, sous la rubrique Europe, Moyen-Orient et Asie, ce qui limite la transparence.

Morningstar DBRS avertit également qu’une intensification du conflit pourrait avoir des effets macroéconomiques négatifs — tels qu’un choc pétrolier — qui « compliquerait les perspectives d’inflation et freinerait les dépenses des consommateurs et des entreprises ».

« Si les économies se détériorent, les provisions pour pertes sur prêts et le coût du risque augmenteront probablement, ce qui pèsera sur la rentabilité, indique le rapport. Néanmoins, nous ne voyons pas d’impact négatif à court terme sur nos notations bancaires mondiales. »

Abonnez-vous à nos infolettres

James Langton

James Langton est journaliste pour Advisor.ca et Investment Executive. Depuis 1994, il fait des reportages sur la réglementation, le droit des valeurs mobilières, l’actualité de l’industrie et plus encore.