Les nouveaux engagements de l’OTAN pèsent sur les finances du Canada

Par James Langton | 4 July 2025 | Last updated on 2 July 2025
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Photo : By World Economic Forum from Cologny, Switzerland

Selon un nouveau rapport de la Financière Banque Nationale (FBN), bien que de nombreux détails n’aient pas encore été révélés, le nouvel engagement du Canada à augmenter fortement ses dépenses de défense pourrait entraîner des conséquences importantes sur les finances publiques et l’émission d’obligations.

Au début de l’année, le Canada a promis de porter ses dépenses de défense à 2 % de son PIB. Cependant, à la suite du dernier sommet de l’OTAN, cet objectif a été revu à la hausse pour atteindre 5 %.

« D’autres détails apparaîtront, mais il semble que cela impliquera de dépenser 3,5 % du PIB pour les catégories de défense “essentielles” et 1,5 % du PIB pour les éléments “adjacents à la défense” (par exemple, l’infrastructure, les investissements dans la cybersécurité) », analyse la FBN.

On ne sait pas non plus quand l’objectif de 5 % doit être atteint ni comment le Canada — et les autres membres de l’OTAN — ont l’intention de payer pour l’augmentation des dépenses.

Dans ce contexte, la FBN a déclaré qu’il est probable que ces nouveaux engagements de dépenses nécessiteront l’émission de plus de 1 000 milliards de dollars sur les marchés mondiaux de la dette.

Selon la Banque Nationale du Canada, « les pressions fiscales augmentent rapidement » pour le pays. Si une partie des dépenses militaires est déjà intégrée aux prévisions budgétaires, le rapport souligne que les dépenses directes en matière de défense « laissent encore un grand vide à combler.

« En fin de compte, c’est le rythme auquel Ottawa passera à 3,5 % qui dictera les sommes déployées », ajoute le rapport, en précisant qu’une augmentation progressive de 2 % à 3,5 % « pourrait représenter 60 milliards de dollars supplémentaires sur cinq ans ».

À moins d’opter pour une hausse des impôts ou des coupes dans les dépenses, le gouvernement canadien devra recourir davantage à l’émission de titres de créance pour financer l’augmentation des dépenses militaires. Selon le rapport, « l’augmentation de l’offre d’obligations au Canada, conjuguée à une expansion budgétaire mondiale, établit un plancher plus élevé pour les rendements à long terme et pourrait exercer une pression sur les notations de crédit ».

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James Langton

James Langton est journaliste pour Advisor.ca et Investment Executive. Depuis 1994, il fait des reportages sur la réglementation, le droit des valeurs mobilières, l’actualité de l’industrie et plus encore.