Les Tanguy du crédit hypothécaire

Par La rédaction | 15 August 2024 | Last updated on 14 August 2024
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Modèle de maison avec homme d’affaires signe un contrat d’achat ou une hypothèque pour une assurance habitation d’achat et de vente concernant le prêt hypothécaire Concept immobilier, espace de copie pour le texte de l’éditeur.
David Gyung / iStock

De plus en plus d’acheteurs de biens résidentiels font appel à la cosignature de leurs parents pour obtenir un prêt hypothécaire.

L’augmentation des prix de l’immobilier en 25 ans, les niveaux d’endettement croissants et les taux d’intérêt élevés incitent de plus en plus de parents à cosigner les prêts hypothécaires pour aider leurs enfants à acquérir un bien résidentiel.

L’entrée sur le marché du logement est devenue hors de portée pour de nombreux jeunes ménages canadiens. Même avec un soutien financier de leurs parents, ces primo-accédants ont de plus en plus de difficulté à convaincre les institutions financières de leur accorder un prêt hypothécaire sans garantie parentale, selon un document publié par la Banque du Canada intitulé Housing Affordability and Parental Income Support.

Ainsi, la cosignature parentale des prêts hypothécaires pour les primo-accédants est passée de 4 % en 2004 à 13 % en 2022. Et cette tendance n’est pas neutre sur le moment et le montant de l’acquisition.

En effet, les jeunes adultes bénéficiant d’une cosignature parentale accèdent au marché résidentiel en moyenne cinq ans plus tôt, mais avec des scores de crédit inférieurs de 4 % à ceux des emprunteurs sans cosignataire. De plus, les logements achetés avec l’aide d’un parent cosignataire sont en moyenne 7 % plus chers que ceux acquis sans ce soutien.

Sur les prêts hypothécaires cosignés par les parents, les trois quarts (74 %) des enfants acquéreurs n’auraient pas pu se qualifier pour ce crédit sans ce soutien. Il aurait fallu que le prix d’acquisition soit inférieur de 37 % pour que l’enfant puisse se qualifier. De plus, en moyenne, l’enfant aurait dû ajouter une mise de fonds supplémentaire de 203 430 $ pour acheter la même maison.

Toutefois, tout n’est pas si rose pour l’ensemble des enfants et de leurs parents cosignataires. En effet, les taux de défaillance hypothécaires et hypothécaires sont plus élevés pour les emprunteurs dont les prêts hypothécaires sont cosignés par les parents.

« Certains parents pourraient subir des tensions financières en raison de leur exposition au marché hypothécaire par l’intermédiaire de leurs enfants adultes », pointe le document de la Banque du Canada.

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La rédaction