Révision de l’ACEUM : le prochain risque majeur

Par La rédaction | 26 January 2026 | Last updated on 23 January 2026
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Trois conteneurs maritimes suspendus par des chaînes, décorés des drapeaux du Canada, des États-Unis et du Mexique, symbolisant le commerce international et les relations économiques entre l’Amérique du Nord.
:wildpixel / iStock

La révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) prévue pour 2026 pourrait bouleverser les flux commerciaux du continent, selon un rapport.

L’incertitude entourant les négociations fait peser un risque sérieux sur la croissance du Canada et du Mexique, alors que Washington durcit le ton, prévient un rapport d’Oxford Economics.

Conformément à une clause insérée dans leur dernier accord, à partir du 1er juillet 2026, les trois partenaires commerciaux d’Amérique du Nord doivent confirmer leur volonté de prolonger l’ACEUM pour 16 années supplémentaires.

Or, ce qui aurait pu être un rendez-vous quasi administratif pourrait prendre quatre trajectoires différentes dépendamment des exigences des États-Unis, qui ont déjà annoncé vouloir obtenir des concessions majeures.

Une renégociation rapide pourrait aboutir à la suppression de la plupart des tarifs douaniers actuels d’ici la fin de l’année 2026. Ce scénario a 50 % de probabilité de se réaliser selon Oxford Economics.

Un scénario de statu quo, auquel est associée une probabilité de 35 %, verrait les négociations s’enliser et les tarifs douaniers actuels se maintenir. Dans ce contexte, le PIB du Mexique et du Canada reculerait respectivement de 0,9 % et de 0,7 % par rapport aux prévisions de base d’ici 2027.

Le scénario le plus défavorable, auquel est attribuée une probabilité de 10 %, reposerait sur un effondrement de l’ACEUM. La disparition des exemptions ferait alors bondir les tarifs douaniers, entraînant une contraction du PIB d’environ 1,8 % au Canada et au Mexique dès la fin de 2026.

L’agriculture, l’automobile et l’électronique sont particulièrement à risque, puisque ces secteurs dépendent de chaînes d’approvisionnement intégrées. Une rupture du cadre régional augmenterait les coûts de production et affaiblirait la compétitivité globale de l’industrie nord-américaine.

Le dernier scénario envisagé (5 % de probabilité) serait celui d’une adhésion commune des trois pays pour étendre l’ACEUM dans sa forme actuelle. Les tarifs douaniers imposés au Canada et au Mexique seraient alors rapidement ramenés à leurs niveaux antérieurs à la deuxième présidence de Donald Trump. Ce scénario marquerait l’émergence d’une Amérique du Nord agissant comme une forteresse douanière face au reste du monde.

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La rédaction