Trop de conflits nuisent à l’économie

Par La rédaction | 31 March 2025 | Last updated on 28 March 2025
2 min read
Les gens utilisent la corde pour retirer les mains dans la compétition de bras de fer.
wenjin chen / iStock

La majorité des Québécois (74 %) estiment que de trop nombreux conflits de travail nuisent à l’économie de la province, selon un sondage Léger présenté par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Plus surprenant, 72 % des sondés estiment que le gouvernement du Québec devrait avoir les coudées franches pour intervenir et mettre fin à ces conflits en cas de perturbations économiques.

En fait, 62 % des personnes interrogées estiment qu’il y a actuellement trop de conflits de travail au Québec.

Si le sondage montre que 70 % des Québécois estiment que le gouvernement devrait toujours pouvoir intervenir lorsque les conflits de travail ont lieu dans le secteur public, les proportions sont nettement moindres lorsqu’il s’agit du secteur privé.

Ainsi, 45 % des sondés estiment que le gouvernement devrait pouvoir intervenir en cas de conflits de travail dans le secteur privé, mais une proportion équivalente (41 %) s’y oppose formellement.

« Les Québécois appuient l’esprit du projet de loi 89 qui permet au gouvernement du Québec d’avoir plus d’outils dans son coffre pour intervenir lorsque des conflits de travail créent des préjudices graves ou irréparables à la population. On voit aussi que la population est en phase avec les dirigeants de PME québécoises qui sont 8 sur 10 à appuyer le gouvernement, selon un sondage interne de la FCEI », observe François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI.

La FCEI aimerait de son côté que quelques ajustements soient apportés au projet de loi 89. Selon elle, les dispositions devraient être les mêmes pour tous les secteurs, y compris les secteurs public et parapublic, et de la construction. Rappelant que près d’un emploi sur cinq se trouve dans le secteur public québécois, la FCEI souligne que les conflits de travail font mal aux PME, mais affectent également la prestation de services à la population.

« Le ministre du Travail, Jean Boulet, reçoit beaucoup de pression pour reculer sur son projet de loi. Celle-ci va sûrement s’accentuer. Mais, peu importe ce que diront les opposants, les résultats de sondage sont limpides et montrent que la population du Québec l’appuie. Il faut qu’il garde le cap pour protéger l’intérêt de la population, des PME et de l’économie », conclut François Vincent.

Léger a réalisé ce sondage sur les conflits de travail auprès de 1 005 répondants, via une enquête en ligne, du 14 au 17 mars 2025.

Abonnez-vous à nos infolettres

La rédaction