Un huard faible ne freinera pas la baisse des taux

Par La rédaction | 17 January 2025 | Last updated on 16 January 2025
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Un homme d’affaires debout sur le signe du dollar américain / australien sur le sol fait de lumière et d’ombre.
sankai / iStock

Le dollar canadien devrait continuer à perdre de la valeur pour atteindre 68,96 cents américains d’ici le deuxième trimestre de 2025, selon RBC.

Plusieurs facteurs expliquent cette chute. Le huard subit les conséquences de l’écart croissant entre les politiques monétaires de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque du Canada. Il pâtit aussi de l’incertitude politique engendrée par la démission de Justin Trudeau et les menaces tarifaires brandies par Donald Trump, rapporte le Financial Post.

Le fossé entre les deux banques centrales risque de se creuser davantage en 2025. L’économie américaine ne montre pas de signe de ralentissement, signale RBC. Le dernier rapport sur l’emploi, publié le 10 janvier, révèle une forte progression (4,1 %) de la création d’emploi aux États-Unis. Bloomberg souligne que cela laisse peu de chances à une baisse des taux par la Fed cette année.

En revanche, l’économie canadienne continue à se dégrader et devrait se détériorer encore avant de rebondir, selon RBC. Dans ce contexte, la Banque du Canada pourrait choisir de poursuivre sa stratégie de réduction des taux jusqu’à 2 % d’ici la mi-année. Cette décision élargirait l’écart de 125 points de base entre les deux politiques monétaires.

Malgré les préoccupations associées à un huard affaibli, les économistes de RBC estiment que cela n’empêchera pas la Banque du Canada de baisser ses taux. « Un dollar canadien plus faible, reflet d’une conjoncture économique défavorable, n’est pas suffisant pour générer une hausse significative de l’inflation », affirment-ils.

Un huard en baisse entraînera certes des coûts plus élevés pour les biens et services importés. Cependant, ces importations ne représentent que 20 % de la consommation des Canadiens. De plus, seulement la moitié provient des États-Unis, où le dollar canadien est le plus malmené, signale RBC. Les 10 % restant viennent de pays où il affiche de meilleures performances.

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La rédaction