Une belle année à venir pour les marchés d’actions

Par Nicolas Ritoux | 30 July 2024 | Last updated on 24 July 2024
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Porte ouverte sur la prairie.
baona / iStock

À moins d’incidents politiques majeurs — un risque qui demeure présent — la croissance canadienne devrait reprendre sans pour autant alimenter l’inflation, croit Michael Sager, directeur général et chef, Multiclasse d’actifs et gestion des devises, Gestion d’actifs CIBC. 

« La croissance reprend tranquillement dans un nombre croissant de régions du monde. Quant à l’inflation, après un léger regain en début d’année, elle a donné depuis des signes de ralentissement. On l’observe nettement dans les données canadiennes et américaines en particulier. Les banques centrales ont donc commencé à relaxer leurs politiques et cela est très positif pour les marchés », dit Michael Sager.

La semaine dernière, la Banque du Canada a annoncé une seconde baisse de taux après celle du mois de juin, pour atteindre 4,50 %. L’expert s’attend à la voir encore couper 50 autres points de base dans les douze prochains mois. Beaucoup envisagent même 75 points.

« La conclusion à tirer de cela est que la Banque du Canada affiche son soutien à la croissance, tant que celle-ci ne menace pas le ralentissement continu de l’inflation », explique Michael Sager.

Les données économiques et les politiques des banques centrales cessent donc d’être les principaux risques qui pèsent sur les marchés d’actions. Désormais, la principale source d’inquiétude est plutôt d’ordre politique.  

« On a vu se multiplier les risques politiques lors des élections européennes, mexicaines et indiennes par exemple, et la volatilité s’est accrue dans ces marchés. Les actifs français et mexicains ont même perdu en valeur. Il faut maintenant surveiller les risques politiques au Canada et aux États-Unis dans les mois à venir, et leurs conséquences sur les politiques étrangères, comme l’érection de nouvelles barrières commerciales », analyse Michael Sager.

Dans ce contexte, il y a lieu de se montrer « prudemment optimiste » envers les marchés d’actions.

« La croissance économique devrait se refléter dans les profits des sociétés et donc dans le cours de leurs actions. Pour le moment, le marché canadien présente de belles perspectives et certains pays émergents offrent même de belles aubaines », indique-t-il. 

Mis à part les risques politiques, le thème qui retient particulièrement son attention dans les mois à venir est celui des réformes en matière de régie d’entreprise, notamment au Japon où les sociétés adoptent progressivement des pratiques qui favorisent davantage la profitabilité et la création de valeur pour les actionnaires, explique l’expert.

« L’idée est d’insuffler un regain d’enthousiasme parmi les investisseurs et de sortir enfin le Japon du malaise économique dans lequel il stagne depuis des décennies. Ces réformes progressent depuis plusieurs mois de manière plutôt prometteuse, et elles commencent à inspirer la Corée et potentiellement d’autres économies de l’Asie-Pacifique. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.

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Nicolas Ritoux

Nicolas Ritoux est journaliste indépendant. Il collabore à Conseiller.ca depuis 2009.