Épargne-retraite : la confiance pèse plus que les connaissances

Par La rédaction | 9 December 2025 | Last updated on 8 December 2025
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Entrepreneur confiant regardant au loin.
Photo : JohnnyGreig / iStock

Outre les connaissances financières, c’est la confiance qui favorise des niveaux d’épargne plus élevés, révèle le rapport Perspectives des participants et participantes : mesures et motivations publié par la Sun Life

De manière générale, le document met en lumière ce que l’on appelle « le paradoxe de la confiance », présenté comme un phénomène central.

Ainsi, les épargnants très confiants mettent de côté 64 % de leur revenu de plus que les moins confiants, alors que ceux qui possèdent davantage de connaissances financières n’épargnent que 12 % de plus que les personnes dont le niveau de connaissances est plus faible.

En outre, 30 % des personnes sondées affichent à la fois une grande confiance et de solides connaissances financières. Celles-ci épargnent près de quatre fois leur revenu, alors que ce chiffre tombe à 2,1 fois pour les personnes dont la confiance et la littératie sont faibles, ce qui constitue une différence de près de 86 %.

« Une différence de 86 % en matière d’épargne, c’est alarmant, souligne Dave Jones, vice-président principal, régimes collectifs de retraite, Sun Life. Ce paradoxe de la confiance n’est pas qu’une simple statistique, c’est un signal d’alarme. Nous devons aller plus loin que l’éducation et aider les Canadiens et Canadiennes à acquérir la confiance nécessaire pour prendre le contrôle de leur avenir financier. »

UN FOSSÉ ENTRE LES GENRES

Par ailleurs,les hommes sont plus susceptibles de se classer parmi les investisseurs très confiants, tandis que les femmes ont tendance à adopter une approche plus prudente.

Selon le rapport, les femmes cotisent 21 % de moins que les hommes aux régimes de retraite collectifs, alors qu’elles doivent souvent financer une retraite plus longue avec moins d’épargne et plus de problèmes de santé.

De plus, 36 % d’entre elles se détournent également des conseils financiers en raison d’un niveau d’épargne jugé insuffisant, ce qui contribue à maintenir un cycle défavorable à l’accumulation de patrimoine sur le long terme.

Les données mettent d’ailleurs en relief un écart en matière de conseils.

En effet, les investisseurs les plus confiants et les mieux informés sont plus susceptibles de travailler avec des conseillers. À l’inverse, les investisseurs plus prudents, ceux qui pourraient pourtant bénéficier le plus de conseils professionnels, ont tendance à se tourner vers leurs amis ou leur famille pour obtenir des recommandations, souligne le rapport.

UNE BASE FINANCIÈRE INDISPENSABLE

Les régimes d’épargne-retraite au travail sont devenus une base financière essentielle, 52 % des personnes sondées déclarant qu’elles comptent sur les régimes d’épargne au travail comme principale source de revenu de retraite.

Comme l’indique le rapport, il est possible d’améliorer les régimes d’épargne au travail pour tirer le maximum de cette mesure incitative, puisque, selon le sondage :

  • 90 % des personnes sondées cotisent suffisamment pour obtenir la pleine cotisation complémentaire de leur employeur.
  • 70 % souhaitent avoir accès à des conseils financiers pour une planification globale de la retraite par l’intermédiaire de leur régime au travail.
  • Environ 80 % expriment leur intérêt pour des fonctionnalités automatiques des régimes, comme l’adhésion automatique et l’augmentation automatique des cotisations.

DES EMPLOYEURS EN RENFORT

« Les régimes d’épargne au travail comblent un écart crucial pour la sécurité financière à long terme […]. Une conception simplifiée, une communication ciblée, des stratégies et des conseils financiers accessibles font une différence mesurable. Les employeurs ont l’occasion de stimuler la confiance et la littératie financières en jouant un rôle essentiel pour aider les Canadiens et Canadiennes à atteindre une sécurité financière durable et un mode de vie sain », affirme Dave Jones.

Le rapport de la Sun Life présente les conclusions d’un sondage réalisé par Ipsos au nom de la Sun Life entre le 21 juillet et le 11 août 2025 auprès de 1 981 participants âgés de 25 à 75 ans, tous inscrits à un régime d’épargne au travail auprès de Sun Life au Canada.

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La rédaction