Face à l’incertitude économique, les Québécois se serrent la ceinture

Par La rédaction | 13 March 2025 | Last updated on 12 March 2025
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Tirelierie cassée avec pansement ou pansement dans le concept de fond financier pour la récession économique, la dépression ou la faillite.
Khanchit Khirisutchalual / iStock

En raison de l’incertitude économique, 81 % ajustent leurs stratégies financières, révèle un sondage de CPA Canada et de BDO Solutions à l’endettement.

D’après le sondage, le climat économique général a en effet une incidence sur le bien-être financier de 75 % des Québécois, alors que 25 % d’entre eux constatent que leur situation financière s’est détériorée par rapport à l’année précédente, contre 34 % au niveau national.

Dans une proportion presque comparable, 40 % Canadiens et 36 % de Québécois indiquent que l’inflation et la hausse du coût de la vie constituent leurs principales préoccupations.

L’INSTRUMENTALISATION DE L’INCERTITUDE

Par ailleurs, les tensions commerciales et la menace de tarifs douaniers américains contribuent à une « instrumentalisation de l’incertitude », selon David-Alexandre Brassard, économiste en chef de CPA Canada. Cela rend de nombreux Canadiens plus pessimistes qu’il y a un an par rapport à leur avenir financier.

« Les finances personnelles ne se gèrent pas en vase clos, affirme-t-il. Si la confiance des consommateurs baisse et que les dépenses diminuent, le Canada pourrait être confronté à un ralentissement de la croissance économique. » 

Parmi les générations, l’instabilité politique représente une source importante de stress pour les Canadiens de 55 ans et plus, 14 % d’entre eux y voyant une préoccupation importante.

En revanche, seulement 4 % des Canadiens de 18 à 34 ans en font mention. Malgré le contexte, ceux-ci demeurent plus optimistes quant à leurs perspectives financières.

QUOI RÉDUIRE ? LES DÉPENSES OU LES DETTES ?

Pour faire face à l’augmentation des coûts, 65 % des Québécois prévoient de réduire leurs dépenses, mais seuls 20 % (contre 24 % des Canadiens) envisagent de rembourser leurs dettes, compte tenu du climat économique actuel.

« Réduire ses dépenses est une étape importante, mais si le remboursement des dettes n’est pas une priorité, le stress financier continuera de s’accumuler, remarque Ronald Gagnon, syndic autorisé en insolvabilité et premier vice-président chez BDO Solutions à l’endettement. Nous savons que de nombreux Canadiens peinent à rembourser le solde de leur carte de crédit. À plus ou moins brève échéance, cela pourrait entraîner des problèmes financiers plus importants. »

Léger a mené le sondage Omnibus en ligne à propos de l’incertitude économique du 7 au 10 février 2025, auprès d’un échantillon aléatoire de 1 590 Canadiens de 18 ans ou plus.

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La rédaction