Des retombées positives du crédit de prolongation de carrière

Par La rédaction | 29 July 2024 | Last updated on 25 July 2024
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Jacob Wackerhausen / iStock

Le crédit d’impôt pour la prolongation de carrière génère des effets bénéfiques en particulier pour les femmes, mais au bout de plusieurs années seulement.

Un mécanisme fiscal de soutien à l’allongement des carrières professionnelles démontre son efficacité.

Le crédit d’impôt pour la prolongation de carrière (CIPC) a été mis en place en 2012 afin de réduire l’impôt sur une partie du revenu de travail des travailleurs âgés de 65 ans et plus. Depuis 2019, cette mesure a été élargie aux personnes âgées de 60 ans et plus, dans le but d’encourager le maintien ou le retour sur le marché du travail.

Et cette mesure est un succès… relatif, selon le rapport du CIRANO intitulé Les effets du crédit d’impôt pour la prolongation de carrière sur l’emploi et les revenus, rédigé par Samy Gallienne et Guy Lacroix.

Depuis sa création en 2012, le CIPC a eu un impact significatif sur l’emploi des femmes, avec une augmentation du taux d’emploi de 7 à 8 points de pourcentage. Pour les hommes, cet effet se situe entre 3 et 4 points de pourcentage.

Les impacts du CIPC ne surviennent qu’à partir de la quatrième ou cinquième année de l’implantation du crédit, précise le rapport, soit les années où la bonification du crédit est devenue plus forte.

Le CIPC génère également des effets sur les revenus d’emploi. « Dès la deuxième ou troisième année d’admissibilité, le revenu des femmes augmente sans cesse pour atteindre plus de 10 000 $ en 2019 », détaille le rapport du CIRANO. Là aussi, l’impact sur le revenu des hommes est moindre, mais bien réel, surtout à partir de l’année 2019 quand la bonification est importante.

Les auteurs du rapport précisent que ces résultats sont cohérents avec la littérature scientifique, qui indique que les femmes sont plus sensibles aux incitatifs fiscaux. De plus, les femmes adaptent leur comportement en augmentant le nombre d’heures travaillées et en participant plus activement au marché du travail. En revanche, les hommes ajustent principalement leur comportement en augmentant leurs heures de travail.

Les auteurs précisent également le coût du CIPC. Bonifiée chaque année depuis 2015, la mesure est passée d’un coût annuel de 46 millions de dollars (M$) en 2012 à 342 M$ en 2019. Ils disent ne pas être en mesure d’évaluer l’efficience de ce crédit — soit les retombées fiscales sur les recettes du gouvernement —, mais ils suggèrent que cette question devrait être abordée.

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La rédaction