Les pays à faible revenu plus généreux que les pays riches

Par La rédaction | 28 July 2025 | Last updated on 25 July 2025
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Femme tenant une boule de neige en forme de cœur, gros plan des mains
venuestock / iStock

C’est ce que montre une nouvelle étude de la Charities Aid Foundation (CAF). 

Le CAF World Giving Report utilise des données provenant de plus de 50 000 personnes pour analyser les motivations des donateurs à l’échelle mondiale et dans 101 pays.

L’enquête s’appuie sur une mesure de la générosité pour comparer les pays, évaluant le montant des dons en proportion du revenu. 

LA PART DES DONS

À l’échelle mondiale, donner de l’argent directement aux personnes dans le besoin est la façon la plus courante d’aider (38 %), suivie par les dons à des organismes de bienfaisance (36 %) et les dons religieux (25 %).

Au Canada, les gens privilégient les dons de bienfaisance (47 %), puis les dons directs (27 %) et les dons religieux (25 %).

L’AFRIQUE ET LE NIGERIA EN TÊTE

D’après le rapport, les habitants des pays à faible revenu consacrent en moyenne 1,45 % de leurs revenus à de bonnes causes, contre 0,7 % dans les pays à revenu élevé.

L’Afrique est le continent le plus généreux au monde quant à la part moyenne du revenu consacrée à des actions philanthropiques (1,54 %). En Europe, ce taux est de 0,64 %, soit le plus bas parmi tous les continents. En Amérique du Nord, il se situe à 0,94 %.

Le Nigeria se distingue comme le pays affichant le plus haut niveau de générosité, ses habitants allouant en moyenne 2,83 % de leur revenu à des œuvres caritatives, des causes religieuses ou à l’aide aux personnes nécessiteuses.

DES PAYS RICHES MOINS GÉNÉREUX

Sur les cinq pays les moins généreux du monde, trois sont membres du G7 : la France (0,45 %), l’Allemagne (0,39 %) et le Japon (0,16 %), ce dernier étant le moins généreux de l’enquête.

UNE GÉNÉRATION PLUS GÉNÉREUSE

À l’échelle mondiale, les personnes de 35 à 44 ans ont consacré près de 1,5 fois plus de leur revenu à des dons que celles de plus de 65 ans, soit respectivement 1,18 % contre 0,83 %.

DES CAUSES PLUS POPULAIRES

La cause des enfants et des jeunes arrive en première position sur tous les continents, recevant le soutien de 29 % des personnes.

Au total, 26 % des donateurs appuient l’aide humanitaire et les secours en cas de catastrophe.

Les Asiatiques (16 %) sont les plus enclins à soutenir des causes environnementales. 

La plupart des gens font des dons pour appuyer une cause qui leur tient à cœur (65 %).

En Amérique du Nord, la cause no 1 est le sans-abrisme (31 % des dons), suivie de celles des enfants/adolescents (29 %), des aînés (29 %), des organisations religieuses (28 %) et de l’aide humanitaire (24 %).

LOCALEMENT D’ABORD

Globalement, indique l’enquête, les gens ont tendance à accorder leur confiance aux organisations caritatives locales, puis aux organisations nationales et internationales.

Par ailleurs, lorsqu’un gouvernement encourage les dons, les gens sont également plus portés à leur faire confiance et à les considérer comme plus importantes pour la société. 

PAS QUE NOS PROCHES

D’après Neil Heslop, directeur général de la CAF, « [p]artout dans le monde, les organisations à but social sont confrontées à de graves difficultés financières. Les modèles de financement traditionnels doivent changer à mesure que les comportements évoluent et que les gouvernements réduisent leurs dépenses en matière d’aide et de développement, la philanthropie s’efforçant d’y répondre ».

« Il est à noter que le don n’est pas nécessairement lié à la richesse ou même à la sécurité, mais plutôt à la perception de la nécessité — et très souvent, nous percevons nos proches comme étant les plus nécessiteux. En ces temps difficiles, nous avons beaucoup à apprendre sur le pouvoir de la connexion et la nature de la compassion envers nos concitoyens, qu’ils soient de l’autre côté de la rue ou dans le monde entier ». 

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La rédaction