Une petite partie des Canadiens paiera plus après la baisse d’impôt libérale

Par Jonathan Got | 7 November 2025 | Last updated on 6 November 2025
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Une main avec un document de taxes poursuivant un homme qui court avec des billets dans les bras.
A Mokhtari / iStock

La proposition du gouvernement fédéral de réduire d’un point de pourcentage le taux d’imposition du premier palier, qui passerait de 15 % à 14 %, fera en réalité augmenter les impôts d’un petit nombre de Canadiens, indique le directeur parlementaire du budget (DPB) dans un rapport récent.

Le rapport précise que cette réduction d’impôt aura un effet défavorable sur moins de 1 % des déclarants célibataires (19 690 personnes) et en couple (19 420 personnes) en 2026. En moyenne, leur impôt fédéral à payer augmentera de 141 $ pour les célibataires et de 155 $ pour les couples.

Les personnes touchées sont soit assujetties à l’impôt minimum de remplacement (IMR), soit des contribuables dont le revenu imposable et la valeur des crédits d’impôt non remboursables dépassent le seuil du premier palier d’imposition, précise le DPB.

Les contribuables assujettis à l’IMR paieront en moyenne 127 $ de plus en impôt fédéral sur le revenu (132 $ pour les couples) en 2026.

Comme la réduction proposée s’applique au taux de 15 % (le plus bas taux marginal), les contribuables soumis à l’IMR ne bénéficieront pas de cette baisse, car ils sont imposés à un taux fixe de 20,5 %. De plus, la réduction du taux d’imposition diminuera la valeur de leurs crédits d’impôt non remboursables, puisque ceux-ci sont calculés en fonction du taux d’imposition de base.

Les contribuables non assujettis à l’IMR paieront en moyenne 166 $ de plus en impôt fédéral (195 $ pour les couples). Parmi ce groupe, 81 % des célibataires et 66 % des couples présentent des dépenses médicales élevées. Le crédit d’impôt pour frais médicaux n’est pas plafonné et permet de regrouper les dépenses de toute la famille.

Un autre crédit d’impôt lié à des dépenses réelles est le crédit d’impôt pour frais de scolarité, qui touche 18 % des célibataires et 14 % des couples non assujettis à l’IMR, souligne le rapport.

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Jonathan Got

Jonathan Got est journaliste pour Investment Executive.