Héritage et philanthropie : un fossé persiste entre les intentions et les gestes

Par La rédaction | 1 June 2026 | Last updated on 29 May 2026
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Icône simple et moderne montrant une main ouverte recevant une pile de pièces avec un symbole dollar. Illustration typique pour représenter le paiement, l’aide financière ou le financement.
Muhammad Shabraiz / iStock

Huit Canadiens sur dix considèrent qu’il est essentiel de planifier leur succession. Pourtant, moins d’un sur deux est réellement passé à l’action. Ce paradoxe, mis en lumière par l’étude annuelle d’IG Gestion de patrimoine, révèle un écart préoccupant entre les intentions et les comportements, particulièrement lorsqu’il est question d’intégrer des dons de bienfaisance à la planification successorale.

Le plan successoral englobe plusieurs éléments, dont le testament, les bénéficiaires désignés, l’assurance vie, les directives médicales et les procurations. Ces outils demeurent essentiels pour éviter des complications financières et personnelles aux proches, selon Christine Van Cauwenberghe, cheffe de la planification financière à IG Gestion de patrimoine.

« Le plan successoral permet de s’assurer que les affaires financières et personnelles sont gérées conformément à nos volontés, tant de notre vivant qu’après notre décès », affirme-t-elle.

DONS DE BIENFAISANCE : MANQUE DE PLANIFICATION

L’étude met aussi en évidence une lacune particulière en matière de philanthropie planifiée. Bien que 68 % des Canadiens jugent important d’intégrer des dons de bienfaisance à leur plan successoral, seuls deux cinquièmes d’entre eux ont eu des discussions concrètes à ce sujet avec un conseiller financier, un avocat ou un notaire. Plus révélateur encore : moins du tiers (29 %) ont formalisé un plan avec leur famille ou leur liquidateur pour encadrer ces dons, que ce soit en cas de décès ou de déclin cognitif.

« Il est encourageant de voir que de nombreux Canadiens et Canadiennes reconnaissent l’importance de redonner à la collectivité et de préserver leur héritage avec la planification successorale, souligne Christine Van Cauwenberghe. Cependant, il y a un écart clair entre reconnaître la nécessité de planifier et prendre des mesures concrètes. »

DES OUTILS ENCORE PEU CONNUS

Parmi les instruments disponibles, le fonds à vocation arrêtée par le donateur — un compte de bienfaisance permettant de verser des fonds, d’obtenir immédiatement un reçu fiscal et de recommander leur distribution à des organismes au fil du temps — suscite un intérêt croissant. Quatre Canadiens sur dix se disent disposés à intégrer ce type d’outil dans leur planification successorale, ce qui témoigne d’une ouverture réelle, mais encore insuffisamment accompagnée.

IG Gestion de patrimoine estime que ces résultats démontrent un besoin accru d’accompagnement et de sensibilisation.

« Avec les bons conseils, les Canadiens et Canadiennes peuvent protéger leur héritage, réduire le fardeau pour leurs proches, soutenir les causes qui leur tiennent à cœur et exprimer clairement leurs intentions », conclut Christine Van Cauwenberghe.

Le sondage a été mené par Pollara Strategic Insights auprès de 1 024 adultes canadiens en mars.

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La rédaction