IA au travail : seulement 8 % des Canadiens utilisent ces outils quotidiennement

Par La rédaction | 21 August 2025 | Last updated on 21 August 2025
3 min read
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La majorité des travailleurs canadiens voient l’intelligence artificielle (IA) comme un levier de productivité et un atout pour leur carrière. Pourtant, moins de 10 % d’entre eux l’utilisent quotidiennement, révélant un fossé entre l’enthousiasme pour la technologie et la préparation à l’adopter efficacement, selon le Rapport de la TD sur l’IA 2025.

Selon le sondage mené auprès de 2 500 Canadiens, 56 % des répondants qui utilisent l’IA au travail estiment que cette technologie améliore leur productivité. Les plus jeunes générations, notamment la génération Z (69 %) et les millénariaux (59 %), sont plus enclines à percevoir l’IA comme un outil favorable que la génération X (50 %) ou les baby-boomers (38 %).

« L’IA transforme le milieu de travail et crée de formidables occasions de croissance, d’apprentissage et d’avancement professionnel », souligne Tina Robinet, première vice-présidente, Ressources humaines, Services communs à la TD.

« Notre objectif est de renforcer la confiance des collègues à l’égard des nouvelles technologies », ajoute-t-elle.

L’adoption de l’IA est également perçue comme un avantage compétitif : 52 % des utilisateurs estiment que cette expertise leur donne un avantage sur leurs pairs. Mais cette pression est tangible : 27 % des répondants admettent avoir exagéré leurs compétences en IA auprès de leurs collègues.

La génération Z se montre la plus confiante (32 %) quant aux opportunités offertes par l’IA, tandis que les baby-boomers restent plus sceptiques (19 %).

UNE UTILISATION ENCORE LIMITÉE
Malgré l’intérêt affiché, l’adoption réelle reste faible. À peine 8 % des travailleurs utilisent quotidiennement les outils d’IA mis à disposition par leur employeur, tandis que 14 % y ont recours une fois par semaine et 13 % une fois par mois. Fait révélateur : 42 % des employés n’y touchent jamais.

« Adopter de nouvelles technologies peut être déstabilisant », explique Kirsti Racine, vice-présidente, Plateforme technologique d’IA à la TD.

La banque travaille avec ses équipes pour mettre en œuvre des solutions offrant des avantages tangibles à court terme, ce qui stimule l’intérêt et l’adoption, selon Kirsti Racine.

LA FORMATION, CLÉ DE L’ADOPTION
Le sondage met en lumière un manque criant de préparation. Près de deux tiers (64 %) des travailleurs utilisant l’IA estiment ne pas avoir reçu de directives claires de leur employeur, et 27 % déclarent n’avoir bénéficié d’aucune formation adéquate.

De plus, 58 % considèrent que leurs collègues ne maîtrisent pas les outils, et 48 % pensent que leur gestionnaire est dépassé.

Pour combler ces lacunes, la TD mise sur la formation et le perfectionnement via des programmes comme TD Essor, qui offrent séances virtuelles, ateliers en personne et tutoriels sur l’IA.

« Une adoption significative nécessite plus que de nouveaux outils : il faut confiance, formation et leadership réfléchi », soutient Luke Gee, chef, Analyses et Intelligence artificielle à la TD.

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La rédaction