Gestionnaires en direct – La crise alimentaire n’influence pas les taux d’intérêt

20 November 2012 | Last updated on 16 August 2023
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Malgré la volatilité des denrées de base, le secteur de l’alimentation n’a pas assez d’effet sur l’inflation pour entraîner une hausse des taux d’intérêt, rassure Jeffrey Waldman, premier vice-président, revenu fixe chez Gestion globale d’actifs CIBC.

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« Depuis 21 ans que la Banque du Canada établit ses cibles de maîtrise de l’inflation, celle-ci est demeurée stable autour de 2 %, contre 2,6 % aux États-Unis. Depuis quelques temps, certains s’inquiètent de la hausse des prix du blé et du maïs, qui pourrait pousser l’inflation à la hausse. Mais nous n’y croyons pas. »

L’argument-clé de Jeffrey Waldman : l’alimentation ne compose que 15 % de l’indice des prix à la consommation (IPC) aux États-Unis, et 18 % au Canada. « L’alimentation n’est qu’une partie de l’équation. Si on observe l’ensemble des denrées de base et des matières premières durant la dernière année, les prix ont baissé de 20 à 30 % dans le café, le sucre, les métaux ou le gaz naturel. »

La banque du Canada a d’ailleurs prévu que l’inflation n’atteindrait pas sa cible de 2 % avant la fin 2013, rappelle l’expert. Selon lui, le risque d’une hausse de l’inflation, et donc des taux d’intérêt, est très faible à moyen terme.