Les family offices se sont professionnalisés

Par Didier Bert | 4 September 2024 | Last updated on 3 September 2024
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Un couple assis à une table face à quelqu'un. L'homme signe un document.
shapecharge / iStock

Les family offices sont devenus beaucoup plus professionnels dans leur gouvernance, leur gestion et leur infrastructure au cours des cinq dernières années, selon un nouveau rapport.

Les family offices ont notablement amélioré la solidité de leurs processus au cours des cinq dernières années, montre une étude mondiale de la firme Ocorian.

Plus de huit professionnels des family offices sur dix (85 %) déclarent que leur organisation est devenue plus professionnelle dans ses opérations et sa structure depuis cinq ans, indique cette étude menée auprès de plus de 300 professionnels collectivement responsables d’environ 155 milliards de dollars d’actifs sous gestion.

La professionnalisation des bureaux de gestion de patrimoine familial a pris plusieurs visages. Plus de la moitié (53 %) ont élaboré un plan de succession plus solide, et presque autant (48 %) ont renforcé la constitution ou la charte familiale, ou en ont introduit une pour la première fois.

Ils sont aussi nombreux (46 %) à s’être assuré le soutien de tiers plus professionnels, ou à avoir renforcé l’équipe de direction qui gère le family office (45 %). Environ 41 % déclarent avoir développé un portefeuille d’investissement plus diversifié et géré de manière plus professionnelle, tandis que 40 % ont renforcé l’infrastructure juridique, fiscale et de conformité.

Le tiers des professionnels (34 %) déclarent avoir développé un programme philanthropique plus cohérent et plus solide.

Malgré ces avancées, les family offices ont encore fort à faire en matière de gouvernance. Ainsi, près de neuf répondants sur dix (86 %) reconnaissent qu’ils doivent s’assurer qu’ils disposent de la bonne gouvernance pour leur permettre de répondre aux besoins et aux attentes des membres de la famille, par exemple en donnant à chaque membre la possibilité d’être entendu.

Près de six sur dix (59 %) confient devoir s’assurer que leur portefeuille d’investissement est correctement géré et aligné sur le profil de risque et de rendement de la famille. Les autres défis que les professionnels des family offices disent devoir relever sont la mise en place d’un plan de succession solide (44 %), la mise à niveau de la technologie (40 %), le maintien de la confidentialité et le respect de la vie privée (39 %).

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Didier Bert

Didier Bert est journaliste indépendant. Il collabore à plusieurs médias sur les thèmes de l’économie, des finances et du droit.