Qui cherche le rendement s’expose au risque (en français)

Par Éric Morin | 3 May 2021 | Last updated on 15 August 2023
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Ceux qui sont tentés de sous-pondérer les obligations gouvernementales doivent s’exposer à davantage de risque, rappelle Éric Morin, analyste principal pour Gestion d’actifs CIBC.

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Les titres souverains des pays développés présentent peu d’attrait pour les investisseurs pour quatre raisons, selon lui.

D’abord, les taux d’intérêt sont très faibles. Ensuite, ils vont monter à long terme et cela aura un effet négatif sur leur valeur (« il y a une relation convexe entre les taux d’intérêt et les prix des obligations. Il y a un effet de durée négatif », rappelle Éric Morin). Il y a aussi les faibles niveaux auxquels les taux vont augmenter. Enfin, l’injection continue de capitaux par les banques centrales dans les marchés obligataires va contribuer à la faiblesse de leurs rendements.

« Les investisseurs doivent donc chercher d’autres catégories d’actifs qui offrent un taux d’intérêt plus élevé, dans un environnement de hausse des taux d’intérêt, avec une prime de risque autre que la prime de terme », dit Éric Morin.

Selon l’expert, les obligations gouvernementales des pays émergents répondent à tous ces critères, et offrent donc une bonne alternative à celles des pays développés.

Mais tout investisseur qui sous-pondère les obligations gouvernementales des marchés développés doit s’attendre à exposer son portefeuille à un niveau de risque plus élevé.

« On peut soit surpondérer les marchés d’actions, ou les obligations gouvernementales des pays émergents. Dans les deux cas, on a une plus grande exposition au risque, qui est partiellement diversifiable », dit Éric Morin.

D’où l’importance, une fois de plus, de mettre ses œufs dans beaucoup de paniers.

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.

Éric Morin

Éric est directeur, Macroéconomie mondiale et Stratégie, chez CIBC Asset Management. Il dirige une équipe d’analystes et de stratèges senior responsables de l’analyse des marchés mondiaux, de la recherche d’investissement et des recommandations de transactions en gestion multi-actifs et en gestion des devises. Avant de se joindre à Gestion d’actifs CIBC en 2016, Éric était économiste principal au sein de département des Analyses de l’économie internationale à la Banque du Canada. Il est titulaire d’un baccalauréat en administration des affaires en économie appliquée de l’École des hautes études commerciales de Montréal (HEC) et d’une maîtrise en économie de l’Université du Québec à Montréal (M.Sc.). De plus, il détient le titre de CFA.