La BdC en pause dans l’hystérie commerciale américaine ?

Par James Langton | 21 July 2025 | Last updated on 18 July 2025
2 min read
Façade de la Banque du Canada.
Marc Dufresne / iStock

Dans un contexte de résurgence des colères commerciales américaines, la prochaine décision de la Banque du Canada (BdC) sur les taux d’intérêt sera encore une fois délicate et pourrait amener la banque centrale à rester sur la touche une fois de plus, selon les prévisions de Marchés mondiaux CIBC.

Dans un nouveau rapport, les économistes de la banque tentent d’analyser les indices pour déterminer où la Banque du Canada se situera lors de sa prochaine réunion de fixation des taux, le 30 juillet. Une tâche considérablement compliquée par les nouvelles incertitudes politiques aux États-Unis — notamment la nouvelle menace d’un tarif douanier de 35 % sur les exportations canadiennes.

« Pour être franc, l’avenir de la politique commerciale américaine est aussi clair que de la boue. C’est inévitable lorsque les décisions de la Maison-Blanche semblent être basées sur les caprices et l’humeur d’un homme en particulier, et lorsqu’il est difficile d’attribuer les changements à un objectif américain bien formulé », indique le rapport — notant que la dernière menace tarifaire ravive les fausses allégations concernant le fentanyl qui circule du Canada vers les États-Unis.

Selon le rapport, la seule ligne directrice qui a persisté à travers toutes les absurdités de la politique américaine est qu’il y aura une sorte d’augmentation des droits de douane.

Bien que la dernière menace soit peut-être un bluff, que certains secteurs puissent bénéficier d’exemptions et que certaines entreprises puissent largement éviter les nouveaux tarifs en se conformant aux exemptions prévues par les accords commerciaux existants, le libre-échange intégral n’est pas à l’ordre du jour pour l’instant.

Pour la Banque du Canada, la combinaison d’une politique commerciale très incertaine et des gains d’emplois inattendus pour le mois de juin signalés dans les données sur le marché du travail publiées le 11 juillet, « devrait être une excuse suffisante pour retarder une nouvelle fois les réductions de taux d’intérêt lors de sa réunion de juillet », selon le rapport.

Cette pause devrait toutefois être de courte durée. Si les turbulences commerciales continuent de menacer la croissance économique, « il devrait encore y avoir de nombreuses raisons de procéder à deux nouvelles réductions d’un quart de point plus tard dans l’année, peut-être en septembre et en décembre », selon le rapport.

Abonnez-vous à nos infolettres

James Langton

James Langton est journaliste pour Advisor.ca et Investment Executive. Depuis 1994, il fait des reportages sur la réglementation, le droit des valeurs mobilières, l’actualité de l’industrie et plus encore.