La confiance financière des Canadiens vacille

Par La rédaction | 7 July 2025 | Last updated on 7 July 2025
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Jeune femme asiatique effrayée touchant son visage, fond de mur jaune.
Prostock-Studio / iStock

À peine un tiers de la population canadienne (34 %) se dit optimiste vis-à-vis de son avenir financier. Le pessimisme est encore plus marqué chez les jeunes générations, seuls 28 % des membres de la génération Z et 26 % de ceux de la génération Y se disent confiants. Ce désenchantement serait le contrecoup des défis économiques actuels, de la hausse du coût de la vie et du climat politique incertain.

Dans le sondage, les Canadiens ciblent trois facteurs principaux pour expliquer leur négativisme, soit :

  • l’inflation (72 %),
  • la hausse des prix des logements (47 %)
  • et le marché de l’emploi (43 %).

Si la moitié des répondants disent investir activement, 27 % avouent ne pas avoir assez d’argent pour ce faire.

UN ACCOMPAGNEMENT QUI FAIT DU BIEN

Il est toutefois bon de noter que les personnes qui reçoivent des conseils professionnels semblent nettement plus confiantes que le reste de la population. En effet, 64 % d’entre elles se disent optimismes quant à leur avenir financier, contre 44 % pour celles qui n’ont pas recours à cette aide.

Ces sondés sont également deux fois plus susceptibles de se dire confiants vis-à-vis de leurs décisions financières et 94 % assurent que leur conseiller les a aidés à traverser les récentes turbulences économiques et géopolitiques.

« Dans un contexte de confusion générale, les gens sont en quête de clarté, explique Jessica Baker, première vice-présidente et cheffe des ventes au détail chez Co-operators. Si les résultats du sondage mettent en lumière un fossé croissant sur le plan de la confiance, particulièrement chez les jeunes générations, ils démontrent aussi que des conseils professionnels de qualité peuvent changer la donne. C’est la dimension humaine et l’approche personnalisée qui permettent de passer de l’incertitude à l’action éclairée. »

Les jeunes générations semblent d’ailleurs à la recherche d’un accompagnement financier, mais disent ne pas savoir vers qui se tourner. Parmi les membres des générations Z et Y qui se débrouillent encore seuls, plusieurs freins ressortent :

  • le manque de repères pour amorcer la démarche,
  • la crainte des frais associés à ces services
  • et une certaine hésitation à solliciter de l’aide.

« Nous constatons qu’une génération cherche du soutien, mais doute parfois d’être admissible à des conseils financiers. La réalité, c’est que tout le monde y a droit », souligne Jessica Baker.

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La rédaction