La finance un domaine en vogue

Par La rédaction | 30 June 2025 | Last updated on 27 June 2025
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Groupe de personnes anonymes levant la main lors d’un séminaire.
miniseries / iStock

De plus en plus de nouveaux diplômés de l’enseignement supérieur envisagent une carrière dans le milieu de la finance, selon un sondage de l’Institut CFA repris par Financial Post.                          

Ainsi 40 % des jeunes diplômés désignent le secteur de la finance comme celui offrant les perspectives de carrière les plus rassurantes. Une proportion deux fois plus élevée qu’en 2023 et deux fois plus que dans tous les autres secteurs.

Margaret Franklin, directrice générale de l’Institut CFA, se réjouit de ces chiffres. Elle affirme que l’Institut observe avec enthousiasme l’intérêt croissant des jeunes Canadiens face à la possibilité de faire carrière en finance. 

« C’est rassurant. À l’Institut CFA, nous croyons que la finance joue un rôle essentiel dans la société et qu’elle a besoin d’un plus grand nombre de jeunes gens engagés dans ce domaine pour aider à relever les nombreux défis sociétaux auxquels nous sommes confrontés », résume-t-elle par voie de communiqué.

« Le fait que 93 % des diplômés expriment le désir de poursuivre une carrière ayant un impact positif sur la société est une source d’inspiration et me donne de l’espoir pour l’avenir de la profession », continue-t-elle.

L’IA PERÇUE COMME UNE MENACE

Si la finance inspire confiance, l’intelligence artificielle (IA) susciterait quant à elle plutôt la méfiance. La grande majorité des nouveaux diplômés (73 %) craignent que cette technologie nuise à leurs perspectives d’emploi. Ils craignent ainsi que cela rende la recherche d’emploi plus difficile.

Pourtant, les sondés sont confiants quant à leurs compétences en matière d’IA. D’ailleurs 35 % d’entre eux estiment que ces compétences amélioreront leurs perspectives d’emploi, ce qui est plus élevé que ceux qui pensent que le fait d’être bilingue les aidera.

Michael Thom, directeur général de CFA Societies Canada, estime que ces derniers ont raison. Selon lui, la maîtrise de l’IA devient « une compétence non négociable » dans les postes professionnels. Il estime que ceux qui parviendront à combiner leurs compétences techniques et leurs aptitudes interpersonnelles seront bien placés pour réussir à bâtir leur carrière.

DES DÉSIRS BIEN CONCRETS, MALGRÉ LE CONTEXTE

Interrogés sur les critères qui leur importent particulièrement dans leur recherche d’emploi, 56 % des sondés ont parlé d’un bon salaire, et 54 % affirment désirer avant tout de bons avantages sociaux et de la flexibilité.

Toutefois les nouveaux diplômés entrent sur le marché du travail dans un contexte pour le moins complexe. Les emplois d’été se font rares et le taux de chômage culmine à 7 % en mai.

Parmi les jeunes de 15 à 24 ans, le taux de chômage monte même à 14,2 %, soit deux fois plus que la moyenne nationale, et les offres d’emploi d’été ont diminué de 22 % sur la plateforme d’offres d’emploi Indeed.

Conscient de ces chiffres, le gouvernement fédéral a récemment élargi son programme d’emplois d’été pour subventionner 6 000 emplois d’été supplémentaires en plus des 70 000 emplois qu’il prévoyait déjà de soutenir.

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La rédaction