La guerre tarifaire nuit aux régimes de retraite

Par La rédaction | 11 April 2025 | Last updated on 10 April 2025
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Les gens utilisent la corde pour retirer les mains dans la compétition de bras de fer.
wenjin chen / iStock

La menace de tarifs brandie par le président américain et l’incertitude qui en découle nuit aux marchés financiers, mais fait également reculer le niveau de financement des régimes de retraite à prestations déterminées (PD) canadiens, révèle un article récent d’Avantages.

Au premier trimestre de 2025, le ratio de capitalisation des régimes de retraite de l’indice S&P/TSX, mesuré par Aon a clôturé à 10,5 %, soit une baisse de deux points de pourcentage par rapport à la fin de 2024. Quant aux régimes, ils ont perdu 0,5 % de leur actif.

Le recul des marchés a également fait mal en matière de solvabilité des régimes PD canadiens. Le degré de solvabilité médian a chuté à 122 % au 31 mars 2025, contre 125 % à la fin 2024, selon les données de Mercer.

« En raison de l’incertitude et, dans certains cas, des droits de douane imposés au premier trimestre 2025, les marchés ont été assez volatils, souligne Jason Malone, associé exécutif des Solutions pour le patrimoine chez Aon. Les régimes de retraite ont été confrontés à des vents de face importants au cours du trimestre, mais en commençant avec une situation financière solide au début du trimestre. »

Toutefois, la santé financière des régimes de retraite reste plutôt bonne. En effet, 53 % d’entre eux, une légère baisse par rapport à 55 % en début d’année, ont un degré de solvabilité supérieur à 120 %.

La proportion des régimes avec un degré de solvabilité entre 110 % et 120 % a augmenté, passant de 20 % à 22 %, et celle des régimes au-dessus de 100 % est restée stable à 88 %.

« La santé financière globale des régimes de retraite à prestations déterminées au Canada demeure solide, malgré un léger recul au cours du trimestre », soutient F. Hubert Tremblay, membre du partenariat chez Mercer Canada.

Les rendements des actions canadiennes à grande capitalisation, des titres à revenu fixe canadiens et des actions internationales ont été positifs. À l’inverse, ceux des actions américaines à grande capitalisation ont été négatifs, entraînant une baisse générale des degrés de solvabilité.

Ainsi, les rendements des obligations à long terme du gouvernement du Canada ont diminué de 10 points de base, tandis que les écarts de crédit ont augmenté de 10 points.

« Le rendement des actifs s’est avéré mitigé et les passifs ont connu une croissance, observe Hubert Tremblay. Du point de vue de la solvabilité, les régimes de retraite PD des travailleurs canadiens continuent d’être généralement sûrs. »

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La rédaction