La hausse du salaire minimum pèse sur les PME

Par La rédaction | 2 May 2025 | Last updated on 1 May 2025
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Un homme assis à une table tendant un chèque de paie à une personne en face de lui.
AndreyPopov / iStock

Le 1er mai dernier, le salaire minimum est passé de 15,75 $ à 16,10 $, une hausse de 2,2 % qui représente un coût de 838 $ pour les entreprises par année pour un employé au salaire minimum, incluant 110 $ en taxes sur la masse salariale, calcule la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Si cette pression vient encore s’ajouter aux retombées de la guerre commerciale avec les États-Unis, la FCEI rappelle aux PME que cela « aurait pu être pire ». En effet, le gouvernement envisageait notamment une hausse du salaire minimum à 20 $ de l’heure.

Cette hausse aurait coûté 10 milliards de dollars au Québec et aurait certainement mis en péril de nombreuses entreprises, souligne la FCEI.

La fédération rappelle que plus de la moitié des personnes (60 %) qui reçoivent ce salaire minimum sont âgées de moins de 25 ans et qu’une proportion équivalente travaille à temps partiel.

Elle estime toutefois que même si cette hausse est moins importante que prévue, elle impacte toutefois négativement les PME. La FCEI invite donc le gouvernement à accompagner cette hausse « de mesures concrètes pour alléger le fardeau fiscal des petites entreprises ».

Selon un sondage mené auprès de dirigeants de PME québécoises, 88 % des sondés considèrent qu’une réduction du fardeau fiscal global des PME est une priorité. Plus de la moitié des dirigeants (58 %) assurent que si une telle réduction était mise en place, ils augmenteraient immédiatement la rémunération de leurs employés.

L’argent ainsi épargné servirait également à :

  • rembourser la dette de l’entreprise (54 %) ;
  • investir dans l’innovation (54 %) ;
  • et à embaucher davantage de personnel (35 %).

« La FCEI salue le fait que l’ajustement du salaire minimum soit lié à la croissance des salaires dans le secteur privé ou à un pourcentage prédéterminé du salaire médian et que cette hausse soit anticipée ce qui permet une plus grande prévisibilité pour les entrepreneurs. Cependant, ce n’est plus le temps d’attendre pour diminuer le fardeau fiscal des PME. Une telle action permettrait aux propriétaires de PME d’augmenter le salaire des Québécois, de stabiliser des projets d’entreprises névralgiques à l’économie des régions, d’améliorer la productivité et de créer de nouveaux emplois. », résume François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI.

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La rédaction