La popularité des finfluenceurs grandit

Par La rédaction | 19 February 2026 | Last updated on 18 February 2026
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Main de jeune entrepreneur utilisant un smartphone.
Thx4Stock / iStock

Les créateurs de contenu financiers ont de plus en plus la cote, particulièrement auprès des jeunes générations, montre une étude commanditée par Global X, révélant le rôle croissant des « finfluenceurs » dans l’ensemble de l’écosystème financier.

D’après les résultats, 70 % des répondants consomment maintenant du contenu de créateurs financiers, avec une utilisation plus élevée parmi la génération Z (de 18 à 29 ans) et les millénariaux (de 30 à 44 ans).

Près de 90 % des personnes interrogées ont indiqué avoir agi après avoir consulté du contenu publié par un finfluenceur, que ce soit en augmentant leur épargne, en modifiant leurs stratégies de placement ou en échangeant davantage avec leurs conseillers.

« Les créateurs financiers redéfinissent la façon dont les Canadiens se renseignent sur l’argent et l’investissement », affirme Stephanie Wolfe, vice-présidente directrice et chef du marketing à Global X.

 « Cette étude montre que les finfluenceurs ne remplacent pas les conseillers ou les institutions traditionnelles, mais qu’ils les complètent de plus en plus en aidant les investisseurs à se sentir mieux informés, plus confiants et mobilisés », ajoute-t-elle.

UN APPORT EN MATIÈRE D’ENGAGEMENT ET DE LITTÉRATIE FINANCIÈRE

D’après l’étude, 79 % des participants ont investi au moins une fois en fonction des renseignements fournis par les créateurs de contenu financier, indiquant que ces finfluenceurs peuvent jouer un rôle important dans la stimulation des investissements.

Parmi les participants qui consultent un conseiller, 95 % affirment être à l’aise de discuter du contenu de ces créateurs avec celui-ci.

En outre, 81 % déclarent que ce contenu a changé leur relation avec le conseiller, souvent en les aidant à poser de meilleures questions et en participant plus activement aux conversations sur la planification financière.

« Ces résultats suggèrent que les créateurs de produits financiers jouent un rôle important dans la littératie financière et l’engagement des investisseurs, en particulier pour ceux qui en sont aux premières étapes de leur parcours de placement », note Global X dans son communiqué.

DES PRÉFÉRENCES GÉNÉRATIONNELLES

L’étude révèle des écarts générationnels marqués dans l’utilisation du contenu des créateurs financiers.

La génération Z se distingue comme étant la plus engagée : 94 % de ses membres suivent régulièrement des finfluenceurs, en moyenne 4,9 fois par semaine, surtout pour des contenus liés aux services bancaires personnels et à l’immobilier.

À l’inverse, seuls 54 % des baby-boomers interrogés, âgés de 65 ans et plus, disent consulter le contenu des finfluenceurs, soit une fréquence plus de deux fois inférieure à celle observée chez la génération Z. Leurs principaux centres d’intérêt demeurent l’actualité financière et les conseils fiscaux.

La longueur du contenu préférée varie aussi selon les générations. Seuls 16 % des baby-boomers ont déclaré préférer les contenus de moins d’une minute, contre 33 % pour la génération Z, le pourcentage le plus élevé parmi les cohortes sondées. Globalement, tous les groupes semblent privilégier les contenus de deux à cinq minutes.

UN MANQUE DE CONFIANCE SUBSISTE

Cela étant dit, l’étude met en évidence « un manque de confiance », de nombreux investisseurs continuant à considérer les sources traditionnelles telles que les conseillers et les médias grand public comme étant les plus fiables, note Global X.

Les investisseurs ont précisé que la crédibilité des créateurs financiers repose sur la clarté et la simplicité des explications, l’expertise démontrée et la transparence concernant les risques et l’utilisation de données ou d’études fiables.

À l’inverse, une promotion agressive de produits, des promesses irréalistes ou la perception que la motivation principale est mue par une quête de célébrité ou de profit constituent les principaux facteurs de perte de confiance.

DES RÈGLES RENFORCÉES POUR LE CONTENU EN LIGNE

Alors que le rôle des finfluenceurs gagne du terrain, les organismes de réglementation renforcent les attentes quant au contenu financier en ligne.

En décembre 2025, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) et l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) ont publié de nouvelles lignes directrices décrivant comment les règles actuelles en matière de valeurs mobilières s’appliquent aux créateurs financiers et aux entreprises qui travaillent avec eux, en mettant l’accent sur la transparence, la divulgation et la protection des investisseurs.

L’étude, réalisée en août 2025 par Research + Knowledge = Insights, a été menée auprès de 306 Canadiens ayant un minimum de 10 000 $ d’actifs à investir.

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La rédaction