L’accès à la propriété au Canada en juin

Par La rédaction | 23 July 2024 | Last updated on 22 July 2024
3 min read
Jeune couple marié emménageant dans une nouvelle maison. Ils déballent leur voiture
BalanceFormCreative / AdobeStock

L’accès à la propriété au Canada s’est détérioré dans certaines villes, mais s’est amélioré dans d’autres, conclut le dernier rapport mensuel sur l’accessibilité de Ratehub.ca.

Ce rapport, basé sur les données immobilières de mai 2024 et juin 2024, illustre comment l’évolution des taux hypothécaires, des tests de résistance et des prix de l’immobilier influence le revenu nécessaire pour acheter un logement au Canada, analysé dans 13 principales villes canadiennes.

 « D’un mois sur l’autre, les 13 villes étudiées se répartissent assez équitablement entre la détérioration et l’amélioration de l’accessibilité. Dans sept villes, l’accessibilité s’est dégradée et dans six villes, elle s’est améliorée », résume Philippe Simard, directeur hypothécaire au Québec chez Ratehub.ca

Il ajoute que si « les taux d’intérêt sont restés relativement stables d’un mois sur l’autre, l’augmentation de la valeur des logements a été suffisante pour que l’accessibilité se dégrade dans sept villes. À l’inverse, la diminution de la valeur des logements a été suffisante pour améliorer l’accessibilité dans six villes ».

MOINS ACCESSIBLE À HALIFAX ET À EDMONTON

D’après le rapport, l’augmentation la plus significative a été observée à Halifax, où il est maintenant nécessaire d’avoir un revenu supplémentaire de 1 560 $ pour acheter une habitation moyenne.

Pourtant, en mai dernier, Halifax avait connu la plus grande amélioration en matière d’accessibilité : il fallait alors 2 070 $ de moins de revenus pour acheter une habitation moyenne, selon les données d’avril et de mai.

Si les ventes de logements ont eu tendance à diminuer à Halifax, « le marché a été volatil, car le nombre de nouvelles inscriptions reste bien en dessous de la moyenne à long terme, ce qui a exercé une pression à la hausse sur les prix », commente Philippe Simard.

Edmonton suit de près Halifax, puisqu’il fallait un revenu supplémentaire de 1 380 $ pour faire l’acquisition d’une propriété en juin.

« Les ventes de logements y ont été soutenues au cours des derniers mois, ce qui a favorisé une forte croissance des prix », indique le directeur hypothécaire.

DES PROGRÈS À HAMILTON ET TORONTO

Finalement, selon le rapport, les deux villes où l’accessibilité à la propriété s’est améliorée en juin sont Hamilton et Toronto.

« C’est à Hamilton que l’accessibilité s’est le plus améliorée, le revenu requis pour acheter une habitation moyenne ayant diminué de 3 550 $. Cela n’est pas surprenant puisque le prix moyen d’une habitation à Hamilton a chuté de 18 400 $ d’un mois à l’autre », mentionne Philippe Simard.

À Toronto, les coûts d’emprunt élevés et l’accessibilité médiocre ont limité l’activité du marché, ce qui a commencé à exercer une pression à la baisse sur les prix des habitations. Ainsi, le revenu requis pour acheter une habitation moyenne a diminué de 1 560 $.

« Mais la moyenne reste supérieure à 1 million de dollars et hors de portée pour de nombreux acheteurs potentiels », souligne le directeur hypothécaire.

ET LA MÉTROPOLE QUÉBÉCOISE ?

À Montréal, seule ville québécoise figurant dans le rapport, il fallait un revenu supplémentaire de 450 $ pour acquérir une habitation moyenne en juin, ce qui la place au sixième rang au Canada en ce qui a trait à l’accessibilité à la propriété.

Ce chiffre est basé sur le fait que le prix moyen d’un logement a augmenté de 3 400 $ sur une base mensuelle, passant de 534 300 $ à 537 700 $, entre mai et juin 2024.

Abonnez-vous à nos infolettres

La rédaction