L’anxiété, un mal en vogue

Par La rédaction | 8 January 2025 | Last updated on 7 January 2025
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Jeune femme asiatique effrayée touchant son visage, fond de mur jaune.
Prostock-Studio / iStock

Toujours plus de Canadiens se disent anxieux, et ce alors qu’à l’inverse, le soutien en matière de santé mentale est en chute libre, révèle un sondage mené du 24 octobre au 12 novembre pour Recherche en santé mentale Canada (RSMC), repris par Avantages.

Ainsi, 13 % des Canadiens affirment être la proie d’une forte anxiété, soit une hausse de trois points de pourcentage par rapport à trois mois plus tôt. Le niveau moyen d’anxiété a également considérablement augmenté, passant de 23 % à 35 %, de sorte qu’aujourd’hui, seule une minorité de la population canadienne connaît un faible niveau d’anxiété (49 % contre 64 % il y a trois mois).

Parmi les symptômes, de nombreux Canadiens affirment s’inquiéter d’un trop grand nombre de choses, en plus d’avoir de la difficulté à se détendre et d’être plus irritables. Un peu plus d’un Canadien sur quatre (26 %) dit se sentir très fréquemment épuisé.

Cette situation survient alors que 17 % (contre 13 % auparavant) des répondants estiment que l’accès à un soutien en matière de santé mentale a chuté. Près du tiers (30 %) affirment ne pas avoir été pleinement satisfaits de l’aide obtenue, contre 36 % trois mois plus tôt.

Les Canadiens assurent que les difficultés financières expliquent en grande partie leur anxiété. Un tiers des Canadiens (35 %) rapporte que la récession économique a affecté leur santé mentale. Un autre 35 % craint de ne pas pouvoir s’alimenter sainement et 4 % disent dépendre des programmes d’aide alimentaire.

Outre l’alimentation, l’accès aux soins est également affecté par ces difficultés financières. Plus de quatre Canadiens sur dix (44 %) mentionnent le coût, et 36 % évoquent les longues listes d’attente comme des obstacles pour obtenir les soins requis.

Le rapport de RSMC tire la sonnette d’alarme, car seuls 37 % des Canadiens s’estiment capables de reconnaître les signes d’une mauvaise santé mentale. Selon le rapport, il est essentiel d’améliorer la compréhension de la santé mentale afin de permettre aux individus de rechercher un soutien en temps voulu et de réduire la stigmatisation.

Les Canadiens âgés de 18 à 34 ans semblent être les plus touchés par des problèmes de santé mentale, car 24 % d’entre eux admettent avoir envisagé le suicide au cours de l’année écoulée, contre une moyenne nationale de 14 %.

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La rédaction