Le marché résidentiel québécois a progressé au 2e trimestre

Par La rédaction | 25 July 2025 | Last updated on 24 July 2025
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Signature d’un contrat de vente de maison.
coldsnowstorm / iStock

Contrairement à la tendance dans le reste du Canada, le marché résidentiel québécois a progressé au 2e trimestre, selon les résultats de l’Étude sur le prix des maisons et les prévisions du marché de Royal LePage.

Alors que les grandes régions de Toronto et Vancouver affichent des baisses, le marché immobilier du Québec a démontré une résilience et une vigueur remarquables au deuxième trimestre de 2025, souligne la société immobilière dans son étude.

DES GAINS POUR TOUS LES TYPES DE PROPRIÉTÉS

Parmi les faits saillants, au deuxième trimestre de 2025, le prix médian pondéréd’une propriété dans la province a augmenté de 5,4 % par rapport à la même période en 2024 pour atteindre 611 500 $, enregistrant une augmentation de 2,2 % sur une base trimestrielle.

Par type de propriété, le prix médian d’une maison unifamiliale détachée dans la province a progressé de 7,0 % d’une année sur l’autre, s’établissant à 690 100 $. Pour les copropriétés, le prix médian a affiché une hausse de 3,6 % d’une année sur l’autre pour atteindre 472 300 $.

À l’échelle du Canada, le prix de l’agrégatd’une propriété a légèrement augmenté de 0,3 % d’une année sur l’autre au deuxième trimestre de 2025, atteignant 826 400 $.

Sur les principaux marchés du pays, le prix de l’agrégat d’une maison dans la région du Grand Montréal a augmenté de 3,5 % d’une année sur l’autre, alors que les marchés de Toronto et de Vancouver ont enregistré des baisses respectives de 3,0 % et de 2,6 %.

LA VILLE DE QUÉBEC EN TÊTE

La ville de Québec a enregistré, pour un cinquième trimestre consécutif, la plus forte hausse nationale et provinciale du prix de l’agrégat, avec une augmentation de 13,5 % au deuxième trimestre comparé au T2 2024.

Des marchés comme Trois-Rivières et Saint-Jean-sur-Richelieu ont enregistré des hausses annuelles de l’agrégat de plus de 11 %, et Sherbrooke a affiché une croissance de plus de 5 %, ce qui illustre la vigueur du marché immobilier provincial.

Au deuxième trimestre de 2025, comparativement au premier, le prix de l’agrégat a légèrement reculé dans la région du Grand Montréal (-0,8 %) et à Sherbrooke (-1,1 %), tandis qu’il a continué d’augmenter dans les autres marchés du Québec.

UNE PROVINCE À CONTRE-COURANT

Pour Royal LePage, cette performance est d’autant plus remarquable qu’elle survient dans un contexte économique incertain lié notamment au conflit tarifaire avec les États-Unis.

Bien qu’un ralentissement ait été anticipé, le marché résidentiel québécois est resté stable, sans baisse marquée des ventes ou des prix, malgré l’hésitation de certains acheteurs.

« La vigueur continue du marché québécois au deuxième trimestre témoigne de la robustesse de ses fondations économiques et de la capacité d’adaptation des consommateurs. Le marché du Québec se comporte de manière très différente de celui de la Colombie-Britannique et de l’Ontario, s’affirmant comme un acteur clé de la dynamique immobilière nationale », rapporte Dominic St-Pierre, vice-président exécutif, développement des affaires, Royal LePage.

« L’acquisition d’une propriété demeure un projet d’investissement à long terme, et nous observons que les besoins fondamentaux en logement continuent de soutenir le marché, même dans un contexte plus incertain », ajoute-t-il.

DES PRÉVISIONS RÉVISÉES

Royal LePage a révisé à la hausse ses prévisions pour le marché résidentiel québécois en 2025.

La société immobilière prévoit désormais une hausse de 8,0 % du prix de l’agrégat d’une propriété dans la province d’ici le quatrième trimestre de 2025 par rapport à la même période en 2024, pour atteindre 635 472 $.

Cette révision résulte entre autres d’une prévision de croissance accrue pour la ville de Québec (jusqu’à 15,0 %). 

D’après Royal LePage, la combinaison d’une demande supérieure à l’offre et d’un environnement de taux d’intérêt plus favorable continuera de faire grimper les prix, en dépit de l’instabilité économique.

« Grâce à une économie diversifiée, le Québec est bien positionné pour faire face aux incertitudes économiques. Royal LePage prévoit que les prix immobiliers dans la province continueront à augmenter pour le reste de l’année. La demande soutenue et l’offre limitée, combinées aux besoins fondamentaux en matière de logement, continueront de soutenir le marché résidentiel québécois », conclut Dominic St-Pierre.

L’Étude sur le prix des maisons réalisée par Royal LePage fournit des données sur les trois types d’habitation les plus courants, à l’échelle nationale et dans les 64 plus importants marchés immobiliers du pays.

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La rédaction