Le prix des mauvais conseils

Par La rédaction | 4 November 2025 | Last updated on 3 November 2025
3 min read
Jeune femme asiatique effrayée touchant son visage, fond de mur jaune.
Prostock-Studio / iStock

Au-delà du coût financier, les mauvais conseils pèsent sur la santé mentale et les projets d’avenir. Pourtant, près du tiers des Canadiens (32 %) avouent avoir déjà suivi des conseils qui leur ont nui financièrement, révèle un sondage national mené par Co-operators.

Les retombées de ces recommandations discutables sont lourdes. Si près de la moitié y ont perdu de l’argent (49 %), 26 % se plaignent du stress que cela leur a engendré et 16 % avouent que cela les a obligés à retarder d’importants projets financiers. Parmi ces sondés, 77 % avouent avoir perdu plus de 1000 $, la génération Y étant la plus touchée (80 %).

UN SURPLUS D’INFORMATIONS

La masse d’informations à laquelle nous sommes exposées chaque jour n’est pas étrangère à cette confusion. Environ la moitié des Canadiens (48 %) peinent à repérer les bons renseignements au milieu de données souvent contradictoires. Six répondants sur dix pointent du doigt les médias sociaux, qu’ils jugent responsables de cette surcharge informationnelle.

Les jeunes générations sont d’ailleurs particulièrement touchées par ce problème. Parmi la génération Y, 19 % affirment avoir suivi de mauvais conseils provenant des réseaux sociaux, contre 31 % des membres de la génération Z, qui a grandi dans cette culture numérique.

« Malgré un accès à l’information plus vaste que jamais, près de la moitié des Canadiennes et Canadiens (47 %) reconnaissent avoir commis des erreurs financières qui auraient pu être évitées avec un accompagnement plus éclairé », résume Jess Baker, première vice-présidente et cheffe des ventes au détail chez Co-operators.

LES FAUX EXPERTS

Outre ce raz-de-marée numérique, l’autre problème provient de l’entourage. Excepté pour la génération Z, le sondage révèle que les mauvais conseils proviendraient surtout de la famille et des amis.

D’ailleurs, les jeunes générations ont appris à se méfier de ces conseils, moins de la moitié (45 %) les relaieraient. Paradoxalement, ce sont aussi elles qui ressentent le plus la pression de les suivre. En effet, plus du tiers (36 %) des membres de la génération Z affirment ressentir cette pression, contre 20 % des membres de la génération X et seulement 14 % des baby-boomers.

Il est intéressant de noter que les femmes semblent plus méfiantes que les hommes. Alors que seulement 38 % des millénariales jugent les conseils reçus par les générations précédentes comme encore pertinents, 48 % des hommes de la même tranche d’âge pensent de même. Cet écart se confirme dans la génération Z : 34 % des femmes jugent ces conseils toujours pertinents, contre 46 % des hommes. 

D’ailleurs, si 76 % des hommes affirment pouvoir repérer les mauvais conseils contre 65 % des femmes ; ils sont presque deux fois plus nombreux qu’elles à en avoir été victimes (40 % contre 24 %).

LA VALEUR DU CONSEIL

Alors que les jeunes cherchent une figure d’autorité pour les guider dans leurs finances, les conseillers gagneraient à rappeler leur rôle et leur présence. Les personnes qui font appel à un professionnel se disent d’ailleurs plus confiantes dans la gestion de leurs finances (64 %) que celles qui n’en ont pas ou qui ne savent pas vers qui se tourner (44 %).

« Ces résultats mettent en lumière une réalité complexe pour les Canadiennes et Canadiens qui tentent de planifier leur avenir, mais se retrouvent trop souvent induits en erreur, déclare Jess Baker, première vice-présidente et cheffe des ventes au détail chez Co-operators. Un conseil généralement considéré comme bon ne signifie pas nécessairement qu’il est bon pour vous. Parce que vos objectifs vous sont propres, nous vous offrons un accompagnement personnalisé pour les concrétiser. »

Un fait dont les conseillers sont bien conscients.

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La rédaction