Le rôle du conseiller évolue

Par Kevin Press | 7 July 2025 | Last updated on 4 July 2025
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Selon une étude publiée par Edward Jones et Cerulli Associates, 88 % des conseillers au Canada offrent un accompagnement personnalisé à leurs clients, ce qui les aide à demeurer fidèles à leur plan financier, même en période de volatilité des marchés.

« À une époque où les choix financiers sont de plus en plus complexes et chargés d’émotions, cette étude réaffirme l’idée que le rôle du conseiller évolue », commente Tracey McLennan, directrice du groupe de consultation de la clientèle chez Edward Jones Canada, dans un communiqué de presse.

« Les conseillers ne se contentent pas d’orienter les stratégies d’investissement, ils aident les clients à filtrer le bruit, à se concentrer sur ce qui compte vraiment et à prendre des décisions conformes à leurs objectifs à court et à long terme. »

L’étude sur les conseillers et les investisseurs a été menée au premier trimestre de cette année, à un moment où beaucoup s’inquiétaient de la menace d’une guerre commerciale mondiale.

Malgré la volatilité qui en a découlé, 61 % des investisseurs canadiens ont déclaré aux chercheurs qu’ils étaient optimistes quant à leurs finances. À titre de comparaison, 74 % des répondants américains ont affirmé la même chose. Au Canada, les baby-boomers sont les plus optimistes — 72 % d’entre eux ont répondu ainsi, contre 58 % des investisseurs de la génération X et 53 % des millénariaux.

« Les Canadiens recherchent des conseils sur l’épanouissement financier. Cela signifie des choses différentes selon les générations. Mais ce qu’ils veulent tous, c’est la tranquillité d’esprit sur le plan financier », observe Julie Petrera, stratège principale, besoins des clients chez Edward Jones Canada, lors d’une entrevue.

« Il ne s’agit pas de rendement ni d’objectifs d’investissement, assure Julie Petrera. Il s’agit de savoir quels problèmes l’argent peut résoudre. Qu’est-ce que l’argent peut permettre ? »

Les chercheurs ont constaté que 47 % des Canadiens définissent l’épanouissement financier comme « la liberté de poursuivre ses passions ». Un peu plus d’un tiers d’entre eux ont déclaré que cela signifiait « se préoccuper moins de l’argent » (38 %) ou « passer plus de temps avec la famille et les amis » (35 %).

Quelle que soit la définition retenue, l’épanouissement financier est hors de portée pour de nombreuses personnes. Trois investisseurs sur cinq (62 %) ont déclaré aux chercheurs qu’ils ne seraient pas en mesure de faire face à une dépense d’urgence de 10 000 $ ou plus.

INVESTISSEURS AUTONOMES

Bien que les conseillers s’efforcent d’adopter un rôle plus proactif en période de turbulence sur les marchés, seulement 40 % des investisseurs canadiens disent faire régulièrement appel à un conseiller. Les jeunes Canadiens, en particulier, privilégient l’autonomie : 73 % des millénariaux préfèrent gérer leurs finances par eux-mêmes.

D’après Julie Petrera, les investisseurs qui choisissent de gérer seuls leurs finances ont plus de difficulté à atteindre le niveau d’épanouissement financier mis en lumière par l’étude. « Je ne crois pas que le bitcoin, par exemple, mène à un véritable épanouissement financier », continue-t-elle.

« Le potentiel d’une relation conseiller-client vraiment positive est lié à la manière dont la personne pense à l’argent, à la manière dont elle pense au risque et à l’intégration de ces meilleures pratiques dans la manière dont elle gère son argent tout au long de sa vie. Acheter des actions de l’intelligence artificielle, des bitcoins et tout le reste n’est pas compatible avec le bien-être financier. »

Parmi les personnes interrogées disposant d’un plan financier, 69 % se disent confiantes dans leur avenir. Seuls 48 % de ceux qui n’ont pas de plan financier sont du même avis.

Selon l’étude, la principale raison de ne pas travailler avec un conseiller est le montant élevé des frais et des coûts, comme l’indiquent 46 % des investisseurs.

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Kevin Press

Kevin Press est directeur éditorial de Advisor.ca. Il est joignable à l’adresse kevin@newcom.ca.