Le stress financier perturbe le sommeil des Québécois

Par La rédaction | 29 November 2024 | Last updated on 28 November 2024
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femme stressée devant son écran
Photo: fizkes / istockphoto

Le stress financier perturbe le sommeil de 40 % des Québécois et affecte leur bien-être global, si l’on en croit un sondage mené par l’Institut de planification financière (Institut), en marge de la Semaine de la planification financière (du 17 au 23 novembre).

L’impact se fait également sentir dans la sphère professionnelle : plus d’un tiers des sondés (35 %) envisagent ainsi de changer d’emploi pour des raisons financières. Un travailleur sur cinq admet utiliser son temps de travail pour gérer ses problèmes d’argent, tandis que 35 % des répondants ont opté pour un second emploi ou des heures supplémentaires pour joindre les deux bouts.

Pour les employeurs, ces résultats constituent un véritable signal d’alarme. Le stress financier affecte la performance au travail et contribue à un taux de rotation plus élevé, avertit l’Institut.

L’IMPORTANCE D’UN ACCOMPAGNEMENT PROFESSIONNEL

Le stress financier est moins marqué chez les personnes ayant élaboré un plan financier avec l’aide d’un planificateur financier (32 %) comparativement à celles n’ayant pas de plan ou ayant établi un plan de manière autonome (46 % et 39 % respectivement).

L’accompagnement professionnel permet non seulement de réduire le stress, mais aussi d’assurer que le plan financier repose sur des fondations solides.

Pour l’Institut, la réponse passe par une plus grande accessibilité aux services de planification financière, notamment en intégrant des services de planification financière aux programmes d’aide aux employés, une option que 82 % des travailleurs considèrent comme intéressante.

« Il s’agit d’une solution à portée du plus grand nombre pour aider à diminuer son stress financier et les problèmes qui l’accompagnent. C’est d’autant plus important pour déboulonner certains mythes que l’on sait persistants et qui risquent de mener à la préparation d’un plan qui ne permette pas d’atteindre ses objectifs financiers », soutient Chantal Lamoureux, présidente-directrice générale de l’Institut.

DES MYTHES PERSISTANTS

Malgré les efforts de sensibilisation, certains mythes financiers sont en effet encore bien présents chez une grande partie de la population :

  • Acheter plutôt que louer : trois répondants sur quatre croient qu’il est toujours plus avantageux d’acheter une propriété.
  • Le fonds d’urgence basé sur le salaire : 63 % estiment qu’un fonds d’urgence doit être calculé selon le revenu.
  • Les revenus de retraite : 70 % pensent qu’il faut prévoir un revenu équivalent à 70 % du salaire pour la retraite.
  • L’âge et les placements : 59 % croient que l’âge est le facteur déterminant pour choisir un type d’investissement.

L’Institut rappelle que chaque plan financier doit être adapté à la situation de chacun.

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La rédaction