Le tribunal fixe des sanctions dans le cadre d’une fraude record aux cryptomonnaies

Par James Langton | 7 January 2025 | Last updated on 6 January 2025
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Statue juridique et juridique de Lady Justice sur la table avec livre et balance
seb_ra / iStock

Dans la plus grande affaire de fraude cryptographique portée par les régulateurs canadiens à ce jour, le Tribunal des marchés financiers de l’Ontario a ordonné la restitution de 51,7 millions de dollars américains (M$ US) et 4,5 M$ US de pénalités contre les auteurs d’un stratagème qui a escroqué les investisseurs par l’entremise de jetons numériques qui étaient censés être garantis par l’or.

En juin, le tribunal de régulation a estimé que Troy Richard James Hogg et diverses sociétés — Cryptobontix, Arbitrade Exchange, Arbitrade, Arbitrade Bermuda LtdArbitrade Bermuda, Arbitrade Bermuda, Arbitrade Bermuda, Arbitrade Bermuda, etc. (Arbitrade Bermuda), T.J.L Property Management. (TJL) et Gables Holdings (Gables) — avaient frauduleusement promu et vendu à des investisseurs du monde entier des jetons numériques qu’ils prétendaient faussement garantis par des réserves d’or vérifiées.

Il a également constaté qu’ils avaient détourné 36,9 M$ US de fonds d’investisseurs, qu’ils prétendaient utiliser pour acheter du matériel de minage de cryptomonnaie, et que Troy Richard James Hogg, Cryptobontix et Arbitrade s’étaient livrés à des opérations non enregistrées et à une distribution illégale de titres.

Fin décembre, le panel a prononcé ses sanctions dans l’affaire — bannissant de manière permanente tous les défendeurs, ordonnant plus de 51 millions de dollars de restitution, 4,5 M$ US de pénalités et 667 605 $ de frais.

Ces sanctions sont légèrement inférieures à celles demandées par la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO).

L’organisme de réglementation provincial avait demandé des pénalités de 8,5 M$ US à l’encontre des différents défendeurs, arguant que les diverses sociétés étaient toutes des entités juridiques distinctes et qu’elles devaient être sanctionnées individuellement.

Toutefois, le tribunal a estimé que Troy Richard James Hogg était le seul à contrôler Arbitrade Exchange, Cryptobontix, Gables et TJL, de sorte que les pénalités réclamées à leur encontre revenaient en fait à réclamer des pénalités à son encontre.

Il a conclu que Troy Richard James Hogg et ses sociétés devraient être conjointement responsables de 2,5 M$ US de pénalités, et de 2 M$ US supplémentaires à l’encontre d’Arbitrade Bermuda.

La CVMO a également demandé 51,7 M$ US de restitution, représentant l’argent collecté auprès des investisseurs, et 2 M$ US supplémentaires pour tenir compte du produit de la vente de biens immobiliers par deux des sociétés, TJL et Gables.

Si le tribunal a accepté d’ordonner la restitution de 51,7 M$ US pour l’argent collecté auprès des investisseurs, il a rejeté la demande de 2 M$ US supplémentaires, concluant que la CVMO n’avait pas réussi à établir un lien de causalité entre ces actifs et les violations de la réglementation.

Au lieu de cela, le panel a ordonné qu’Arbitrade Bermuda restitue 41,6 M$ US, Troy Richard James Hogg et Cryptobontix étant conjointement responsables de 7,8 M$ US de ce montant ; et 10,1 M$ US supplémentaires contre Troy Richard James Hogg.

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James Langton

James Langton est journaliste pour Advisor.ca et Investment Executive. Depuis 1994, il fait des reportages sur la réglementation, le droit des valeurs mobilières, l’actualité de l’industrie et plus encore.