L’épuisement professionnel coûte cher aux employeurs

Par La rédaction | 23 October 2025 | Last updated on 22 October 2025
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Déprimé Trader frustré fatigué de surtravail ou stressé par la faillite.
Victoria Gnatiuk / iStock

L’épuisement professionnel en milieu de travail frappe toujours plus d’employés au pays : près de 39 % d’entre eux se sentent épuisés, révèle un sondage de Recherche en santé mentale Canada (RSMC). Un phénomène qui dépasse la sphère du bien-être personnel pour devenir un véritable enjeu économique.

À noter toutefois que seulement 42 % des employés ayant reçu un diagnostic de trouble de santé mentale le divulguent au travail, en général par crainte de répercussions sur leur carrière, selon ce sondage commandé par RSMC en partenariat avec les Stratégies en milieu de travail sur la santé mentale (SMTSM).

Même si l’épuisement professionnel concerne avant tout la santé et le bien-être, il constitue également un problème d’ordre économique. Par exemple, pour une entreprise comptant 500 employés, les pertes de productivité et les coûts salariaux qui y sont associés peuvent excéder 3,4 millions de dollars (M$) par an.

LA PRÉVENTION EN RENFORT

Selon le communiqué diffusé par Canada Vie à l’occasion de ce sondage, les organisations de même taille privilégiant la prévention de l’épuisement professionnel peuvent épargner environ 1,7 M$ par année.

Or, d’après le sondage, seulement 36 % des employés déclarent que leur entreprise offre des programmes concrets pour prévenir l’épuisement professionnel. Cet écart entre les priorités affichées et le soutien réel offert représente une lacune coûteuse.

« Les résultats de cette année soulignent l’urgence pour les milieux de travail canadiens de passer de la sensibilisation à l’action, déclare Michael Cooper, vice-président de Recherche en santé mentale Canada (RSMC). Avec près de 40 % des employés qui se disent en situation d’épuisement professionnel et plus de la moitié qui sont confrontés à des problèmes de santé mentale affectant leur travail, le coût de l’inaction est trop élevé. »

Dans son communiqué, l’assureur rappelle que des mesures concrètes comme les congés payés et les horaires flexibles sont plus efficaces que les campagnes de sensibilisation.

De nombreux outils et stratégies sont disponibles pour les employeurs qui souhaitent améliorer le bien-être de leurs employés, tout en obtenant un retour sur investissement significatif, comme le souligne le rapport Coût de l’inaction de la Canada Vie.

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La rédaction