Les amis et la famille, la source première de conseils financiers

Par La rédaction | 27 November 2025 | Last updated on 26 November 2025
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Si le tiers des Canadiens se tournent vers les banques, les sociétés d’investissement ou les fournisseurs d’assurance pour obtenir des conseils financiers, une proportion encore plus élevée (37 %) préfère s’adresser à leurs amis ou leur famille, révèle l’Enquête canadienne sur les capacités financières de 2024 dont l’Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC) vient de publier les résultats.

Les Canadiens utilisent également d’autres sources d’informations :

  • 25 % se renseignent auprès de conseillers ou de planificateurs financiers professionnels
  • 20 % utilisent les médias sociaux,
  • et 11 % se fient à la presse écrite, la radio ou la télévision.

Les Canadiens âgés de 18 et 34 ans sont encore plus susceptibles que les autres à se tourner vers leur entourage pour obtenir des réponses à leurs questions financières. En effet, un jeune adulte sur deux dit recevoir des conseils financiers de sa famille ou de ses amis, et seulement un sur cinq consulte un conseiller. C’est également le groupe d’âge le plus à risque de s’informer via les médias sociaux (18 %).

À LA RECHERCHE DE CONSEILS

Si toutes ces sources n’ont pas la même fiabilité, il est toutefois rassurant de voir que la majorité des Canadiens recherchent des conseils financiers. Ainsi, 76 % ont indiqué rechercher des conseils financiers vers une ou plusieurs sources d’informations.

Toutefois, 65 % avouent n’avoir demandé aucun conseil au cours de l’année précédant l’enquête. Parmi les personnes les moins susceptibles d’avoir recours à des conseils financiers, on retrouve :

  • les Canadiens en situation de handicap ou dont un membre de leur ménage est en situation de handicap (68 %) ;
  • les personnes appartenant à un ménage dont le revenu annuel est inférieur à 60 000 $ (71 %) ;
  • les personnes dont le niveau de scolarité est un niveau d’études secondaires ou un niveau inférieur (72 %). 

LES FEMMES PLUS DISCIPLINÉES

Il est intéressant de noter que les femmes ont davantage tendance à demander des conseils à leurs proches que les hommes : 39 % contre 35 %.

Elles sont aussi plus enclines à se tourner vers des institutions financières ou des compagnies d’assurance (35 % contre 31 %) pour trouver des réponses à leurs questions.

À l’inverse, les hommes font davantage confiance à internet (24 % contre 17 % des femmes), aux médias sociaux (10 % contre 7 %) et à la presse écrite (7 % contre 5 %).

PAYANT OU GRATUIT

Les Canadiens semblent peu friands de conseils payants. Parmi le tiers des Canadiens qui ont demandé des conseils financiers au cours des 12 mois précédant l’enquête, seuls 26 % ont payé pour ces conseils.

Ces personnes qui acceptent de payer ont des profils particuliers. Il s’agit ainsi principalement :

  • de personnes ayant un niveau de scolarité supérieur à un niveau d’études secondaires (27 %) ;
  • d’hommes (28 %) ;
  • de personnes appartenant à un ménage dont le revenu annuel est supérieur à 60 000 $ (30 %) ;
  • et de personnes âgées de 55 ans ou plus (32 %).

À noter que les trois types de conseils pour lesquels les gens sont le plus susceptibles de payer sont les suivants :

  • la planification financière générale sur l’épargne et les investissements (63 %) ;
  • la planification fiscale (50 %) ;
  • la planification de la retraite (35 %).

À l’inverse, 72 % des Canadiens ont opté pour des conseils gratuits. Ce type de Canadiens sont le plus souvent :

  • des personnes dont le niveau de scolarité était égal ou inférieur à un niveau d’études secondaires (76 %) ;
  • des femmes (74 %) ;
  • des personnes appartenant à un ménage dont le revenu annuel est inférieur à 60 000 $ (76 %) ;
  • et des personnes âgées de 18 à 34 ans (81 %).

Quant aux conseils, ceux-ci portaient principalement sur :

  • la planification financière générale pour l’épargne et les investissements (62 %) ;
  • la planification de la retraite (31 %) ;
  • et les assurances (27 %).

Encore des efforts à faire

Si la population canadienne fait partie des plus compétentes au monde en matière de finance selon l’OCDE, il est encore possible de s’améliorer notamment en matière de confiance et de résilience financière, selon l’ACFC.

Des obstacles persistent toutefois en matière d’accès à l’information financière et de compréhension des notions de base, des enjeux qui touchent particulièrement les personnes en situation de vulnérabilité financière.

Les Canadiens doivent avoir accès à des sources de conseils financiers fiables, impartiales et abordables pour les aider à prendre des décisions éclairées. Comme les Canadiens ne s’informent pas tous de la même manière, il est important d’adopter des approches de littératie financière adaptées qui tiennent compte de la diversité du Canada. 

« L’accès à l’aide financière doit être inclusif et l’aide proposée doit répondre aux divers besoins des individus, quels que soient leurs niveaux de revenus, leurs étapes de la vie et leurs antécédents », conclut l’ACFC dans son rapport.  

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La rédaction