Les BMD investissent contre les changements climatiques

Par La rédaction | 30 September 2024 | Last updated on 27 September 2024
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Feu de forêt le temps de nuit sur la montagne avec la grande fumée.
mack2happy / iStock

Le financement mondial pour le climat des banques multilatérales de développement (BMD) a atteint un niveau record de 125 milliards de dollars (G$) en 2023. Le total combiné l’année dernière des institutions représente plus du double du montant fourni en 2019 et les BMD ne comptent pas s’arrêter là, si l’on en croit leurs dires lors du Sommet de l’action pour le climat du Secrétaire général des Nations unies.

L’an passé, les BMD ont alloué 74,7 (G$) à des financements climatiques destinés aux économies à revenu faible ou intermédiaire. Parmi ce montant, 67 %, équivalent à 50 G$, ont été dédiés à l’atténuation du changement climatique, tandis que 24,7 G$, soit 33 %, ont été affectés à l’adaptation. Par ailleurs, les financements privés mobilisés pour ces pays ont atteint 28,5 G$.

Toujours en 2023, un total de 50,3 G$ a été alloué aux économies à haut revenu. Parmi ce montant, 47,3 G$, soit 94 %, ont été consacrés à l’atténuation du changement climatique, tandis que les 3 G$ restants, représentant 6 %, ont été destinés à l’adaptation. De plus, les financements privés mobilisés pour les pays à revenu élevé ont atteint 72,7 G$.

Ces chiffres sont publiés peu avant la 29e session de la Conférence des Parties (COP 29), où l’on s’attend à des annonces concernant l’augmentation du financement climatique mondial et à la conclusion d’un accord sur le nouvel objectif collectif quantifié en matière de financement climatique.

« Près de la moitié de la décennie critique, nous devons continuer à travailler dur si nous voulons que l’objectif de l’Accord de Paris de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C reste à portée de main », affirme Ambroise Fayolle, vice-président de EIB.

L’EIB a enregistré des volumes sans précédent de 42,1 G$ en financements climatiques pour les économies à revenu élevé et de 4 G$ pour les économies à revenu faible ou intermédiaire, grâce à sa filiale dédiée au développement, EIB Global. Par ailleurs, l’EIB a mobilisé 53 G$ de financements privés à l’échelle mondiale.

La rédaction

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