Les caisses de retraite américaines exposées à une insuffisance de trésorerie

Par La rédaction | 26 July 2024 | Last updated on 25 July 2024
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Les caisses de retraite publiques américaines sont particulièrement vulnérables aux risques d’insuffisance de trésorerie en raison d’une sous-capitalisation chronique, révèle Avantages en se basant sur un rapport d’Equable Institute.

Malgré le fait que les contributions des États et des collectivités locales américaines aux retraites publiques aient atteint des sommets en 2023, le niveau de capitalisation demeure préoccupant. En effet, l’an passé les États et les collectivités publiques ont versé plus de 31 % de la masse salariale à leurs régimes de retraite publics, soit un montant de 180,7 milliards de dollars américains (G$ US), révèle le rapport.

D’autre part, les caisses de retraite ont enregistré un rendement très favorable au premier semestre 2024, atteignant 7,4 %, dépassant ainsi leur base de référence de 6,9 %.

Ces performances laissent présager une diminution du déficit de financement des retraites publiques nationales cette année, estimé à 1 300 G$ US contre 1 600 G$ US en 2023. De plus, le rapport indique que le ratio de capitalisation moyen des retraites publiques devrait augmenter à près de 81 %, comparé à environ 76 % l’année dernière.

Mais toutes ces bonnes nouvelles ne parviennent pas à compenser l’augmentation des prestations versées au cours des vingt dernières années, souligne Bloomberg. Les engagements non financés demeurent encore trop élevés. Par conséquent, les régimes de retraite publics doivent continuer d’augmenter régulièrement leurs taux de cotisation.

LES PLACEMENTS ALTERNATIFS, UNE SOLUTION BANCALE

Pour remédier à la situation, les caisses de retraite cherchent également à maximiser leurs rendements en investissant dans des placements alternatifs tels que l’immobilier et le capital-investissement. Ces types d’investissements représentent désormais un tiers des actifs des régimes de retraite publics.

Cependant, cette tendance pose problème, car ces investissements ne sont pas évalués aux prix du marché, mais sur la base d’évaluations qui ne sont révélées que dans un délai de trois à neuf mois, retardant ainsi la prise de décision quant à l’ajustement des taux de cotisation.

Pourtant, au cours des deux dernières décennies, les actifs des caisses de retraite exposés au risque de valorisation ont plus que triplé. Ils représentaient ainsi près de 28 % des actifs à la fin de 2023, contre seulement 8 % en 2001, selon le rapport.

Alors qu’ils étaient censés offrir une solution à la sous-capitalisation, les investissements alternatifs pourraient au contraire aggraver le problème en masquant des besoins de financement pendant plusieurs mois.

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La rédaction