Les Canadiens cherchent des alternatives aux banques traditionnelles

Par La rédaction | 1 October 2024 | Last updated on 30 September 2024
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Femme regardant les graphiques boursier.
izusek / iStock

Dans un contexte économique toujours difficile malgré la baisse des taux d’intérêt, près d’un Canadien sur deux envisage de recourir à des solutions bancaires alternatives pour gérer leurs finances. C’est ce que révèle l’enquête More Than a Number, menée par Meridian, qui a sondé plus de 1 500 Canadiens sur leurs perceptions de l’économie et de leurs relations avec les institutions financières.

Les résultats montrent que trois Canadiens sur cinq (61 %) estiment que leur banque actuelle ne les connaît pas suffisamment. De plus, près de la moitié (46 %) des sondés recherchent une relation bancaire plus personnalisée.

Malgré l’essor des technologies numériques dans le secteur bancaire, 87 % des répondants ressentent le besoin de traiter leurs problèmes financiers les plus graves avec une personne en chair et en os plutôt qu’avec une intelligence artificielle (IA). Cette méfiance envers les solutions automatisées s’accompagne d’une crainte croissante chez les deux tiers des Canadiens (66 %) de perdre le lien humain avec leur banque à mesure que l’IA prend de l’ampleur.

Comme l’explique Matthew Seagrim, directeur du marketing et du numérique chez Meridian, « l’enquête révèle que les Canadiens souhaitent développer une relation plus personnelle avec leur institution financière alors qu’ils recherchent des conseils pour naviguer dans une économie difficile. »

UNE QUÊTE DE CONSEILS FINANCIERS

Parmi les participants, les Ontariens se distinguent par leur sentiment d’inquiétude quant à l’accessibilité de leur mode de vie : 62 % d’entre eux estiment que celui-ci devient inabordable, contre 53 % dans le reste du pays.

Les femmes sont plus susceptibles de s’inquiéter de leur avenir financier à long terme (40 % contre 18 % pour les hommes). Quant aux millénariaux, ils expriment des niveaux plus élevés d’anxiété financière, avec 71 % d’entre eux déclarant qu’il est de plus en plus difficile de joindre les deux bouts.

Les jeunes générations se montrent particulièrement critiques envers les services bancaires actuels. Six membres de la génération Z sur dix (59 %) affirment que leur banque agit davantage dans son propre intérêt que dans le leur, et 48 % se disent traités comme « un simple numéro ». Ces résultats reflètent un désir de conseils financiers plus adaptés, avec 51 % des membres de la génération Z estimant que les banques sont trop axées sur la vente de produits.

Le sondage souligne également que les trois quarts des Canadiens (74 %) reconnaissent que les coopératives de crédit offrent des services similaires à ceux des banques, mais seulement 52 % des répondants font actuellement affaire avec une coopérative. Près de trois Canadiens sur dix (28 %) ont exprimé le souhait d’en savoir plus sur ces institutions, qui proposent une approche plus personnalisée.

L’enquête révèle aussi un appel croissant à une plus grande concurrence dans le secteur bancaire. Six Canadiens sur dix (60 %) estiment qu’il est nécessaire d’intensifier la compétition pour encourager l’innovation et réduire les frais bancaires.

Cette enquête a été menée auprès de 1 542 Canadiens du 2 au 6 juillet 2024, utilisant le panel en ligne de Léger Opinion.

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La rédaction