Les Canadiens reprennent confiance en leurs finances

Par La rédaction | 18 November 2025 | Last updated on 17 November 2025
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Couple de retraités souriants discutant avec une conseillère autour d'une table.
skynesher / iStock

Malgré un contexte économique et politique jugé préoccupant, les Canadiens affichent une résilience remarquable à l’égard de leurs finances personnelles. C’est ce que révèle l’Indice de confiance financière 2025 d’IG Gestion de patrimoine, qui en est à sa huitième édition.

L’indice atteint 52 points cette année, dépassant la moyenne historique (51) pour la première fois depuis 2021.

L’Indice repose sur un sondage en ligne mené par Ipsos auprès de 2 000 Canadiens sur les quatre piliers de la confiance financière d’IG, soit :

  1. Situation financière personnelle,
  2. Perspective financière personnelle,
  3. Planification et littératie
  4. et Confiance dans l’économie.

MÉFIANCE ENVERS L’ÉCONOMIE, CONFIANCE EN SOI

Le pilier Confiance dans l’économie demeure le plus faible avec seulement 39 points, pratiquement inchangé par rapport à 2024. Sept Canadiens sur dix jugent encore les conditions économiques nationales comme étant « mauvaises » ou « très mauvaises ». Cette méfiance s’accompagne d’une inquiétude particulière concernant les relations avec les États-Unis : 74 % des répondants s’attendent à une détérioration de la situation politique américaine, tandis que 21 % identifient l’impact des tarifs douaniers américains comme leur principale préoccupation pour 2026.

En revanche, le pilier Planification et littératie financière progresse significativement à 57 points, contre 54 l’année précédente. Six Canadiens sur dix affirment désormais « profiter de la vie grâce à leur gestion financière » et se sentent « préparés à atteindre leurs objectifs financiers ».

AMÉLIORATION NOTABLE

L’étude révèle des gains chez les femmes, dont l’indice de confiance passe de 47 à 50 points, et au Québec, où il rebondit de 49 à 53 points. Les Canadiens évaluent également mieux leurs compétences en gestion financière : 64 % jugent maintenant leurs capacités comme « bonnes » ou « très bonnes », comparativement à 52 % en 2024.

Paradoxalement, cette confiance accrue ne s’appuie pas sur une budgétisation plus rigoureuse. Le pourcentage de Canadiens tenant un budget pour suivre leurs dépenses quotidiennes a diminué, passant de 68 % à 64 %.

NOUVEAUX CANADIENS : UN OPTIMISME QUI S’ÉRODE

L’enquête souligne les défis particuliers auxquels font face les nouveaux arrivants. Leur indice de confiance financière a chuté de 60 à 56 points, s’approchant désormais de la moyenne nationale. Cette érosion s’explique notamment par des difficultés d’intégration économique : 14 % des nouveaux Canadiens en âge de travailler demeurent sans emploi, souvent en raison de l’impossibilité de faire reconnaître leur expérience professionnelle acquise à l’étranger.

L’étude révèle également que seulement 33 % des nouveaux Canadiens ont eu recours à des conseils financiers professionnels au cours de la dernière année, comparativement à 46 % pour l’ensemble de la population. Près de la moitié (47 %) estiment que les institutions financières pourraient faire davantage pour les accompagner.

PROGRESSION CHEZ LES PEUPLES AUTOCHTONES

À l’inverse, les communautés autochtones affichent une amélioration notable de leur confiance financière, leur indice progressant de 42 à 51 points. Cette hausse coïncide avec des investissements gouvernementaux sans précédent, notamment le doublement du Programme de garantie de prêts autochtones, qui est passé de 5 à 10 milliards de dollars entre décembre 2024 et mars 2025.

LES CONSEILS À L’ÈRE DE L’IA

Enfin, plus de la moitié des Canadiens (55 %) considèrent que les conseils financiers humains sont plus importants que jamais à l’ère de l’intelligence artificielle (IA). Pourtant, moins d’un répondant sur deux (46 %) dit recourir à un professionnel pour la gestion de ses finances.

« Notre secteur a une occasion incroyable de se positionner en leader dans cette transformation », rappelle Damon Murchison, qui insiste sur la nécessité de combiner la technologie et le jugement humain dans l’accompagnement financier.

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La rédaction