Les entreprises s’intéressent à l’IA agentique

Par La rédaction | 22 April 2025 | Last updated on 17 April 2025
3 min read
Homme d’affaires et robot se serrant la main. Caractère de robot aider un homme.
Guzaliia Filimonova / iStock

Si nombre d’entreprises ont adopté des outils d’intelligence artificielle (IA) générative afin d’améliorer leurs processus d’affaires, plusieurs s’intéressent maintenant à l’IA agentique.

Cette technologie davantage axée sur les objectifs que les résultats est définie par sa capacité à fonctionner de manière autonome tout en prenant des décisions éclairées et adaptées au contexte. Les entreprises espèrent qu’elle pourrait les aider à accélérer les gains de la technologie. Elles envisagent ainsi un futur où les agents d’IA et le personnel travailleraient main dans la main, amenant ainsi leur entreprise plus loin encore.

Selon le sondage de KPMG, la plupart des 252 chefs d’entreprise sondés comptent investir à court terme dans l’IA agentique afin :

  • d’acquérir un avantage concurrentiel,
  • de révolutionner leurs opérations,
  • de réduire les coûts, d’accroître l’efficacité
  • et de corriger des lacunes critiques sur le plan des compétences.

« Près de neuf chefs d’entreprise canadiens sur dix considèrent l’IA agentique comme une principale priorité d’investissement qui aidera leurs entreprises à acquérir un avantage concurrentiel, ce qui indique clairement que cette technologie changera fondamentalement le paysage commercial au Canada », rapporte Stephanie Terrill, associée directrice canadienne, Transformation numérique et leader.

Les systèmes d’IA agentique ont la capacité de réaliser des tâches ou prendre des décisions avec un minimum d’intervention humaine. Les agents d’IA pourraient ainsi s’occuper de certaines tâches de façon autonome, notamment répondre aux demandes d’informations de clients, passer ou suivre des commandes, etc.

D’ailleurs, 27 % des répondants au sondage ont déjà déployé l’IA agentique dans leur entreprise, et près des deux tiers (64 %) explorent différents cas d’utilisation, expérimentent activement la technologie ou mènent des projets pilotes.

De plus, 52 % des sondés prévoient investir dans cette technologie ou l’adopter d’ici les six prochains mois et un autre 34 % comptent le faire dans la prochaine année.

« Bien que L’IA agentique soit une technologie émergente, c’est l’IA la plus transformatrice dans l’histoire de l’humanité à ce jour. Nous observons déjà que les humains travaillent aux côtés d’agents, alors que les entreprises utilisent la technologie pour corriger des lacunes critiques sur le plan des compétences, et stimuler la productivité et l’efficacité. L’utilisation d’agents d’IA pour les tâches répétitives permet à une entreprise de recentrer son effectif sur le travail plus essentiel, comme la stratégie et l’innovation », affirme Stephanie Terrill.

À noter toutefois que si 72 % des répondants affirment très bien connaître le concept d’IA agentique, seulement 66 % d’entre eux ont déclaré être « très familiers » avec la façon dont la technologie pourrait être appliquée dans leur entreprise ou leur industrie.

« Il existe un écart sur le plan des connaissances entre la compréhension qu’ont les chefs d’entreprise de l’IA agentique et la façon dont ils peuvent l’utiliser à leur avantage. La sensibilisation, l’éducation et l’expérimentation dans la vie réelle peuvent aider à remédier à la situation, commente Stephanie Terrill. Nous nous attendons à ce que la sensibilisation à l’IA agentique augmente rapidement au cours des prochains mois, et à ce qu’un plus grand nombre d’entreprises canadiennes continuent d’expérimenter et d’investir dans la technologie, peut-être même plus que dans l’IA générative. »

Abonnez-vous à nos infolettres

La rédaction