Les femmes clientes principales des régimes PD

Par La rédaction | 3 July 2025 | Last updated on 2 July 2025
2 min read
Femme d'affaires debout à la fenêtre dans le bureau.
Sam Edwards / iStock

Les régimes PD semblent maintenant être devenus une affaire de femmes. Ces dernières font face à davantage d’obstacles en matière de planification de la retraite que les hommes, pensons notamment à la maternité ou encore la ménopause, toutefois elles ont un avantage de taille sur leurs homologues masculins : elles sont plus nombreuses que ces derniers à bénéficier d’un régime de retraite à prestations déterminées (PD), rapporte Avantages.

La situation s’est ainsi inversée en l’espace de quelques années. Alors qu’en 1981, 47,8 % des hommes participaient à un régime PD, contre 33 % des femmes, en 2022, ce sont 30 % des femmes canadiennes qui occupent un emploi bénéficiant d’un régime PD contre 21,5 % des hommes, selon les données de Statistique Canada.

L’organisme de statistiques national attribue ce déclin du nombre de participants aux régimes PD à plusieurs facteurs, notamment la baisse du taux de syndicalisation et l’évolution du marché du travail vers des secteurs où les régimes de retraite sont moins répandus. Et ces tendances semblent avoir affecté les hommes en particulier.

Les femmes ont été plus ou moins protégées, car nombre d’entre elles occupent des postes dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’administration publique, où les grands régimes PD sont encore la norme.

Statistique Canada nuance toutefois ces résultats en rappelant la croissance des régimes de retraite multiemployeurs au cours des dernières années. Cette tendance fait en sorte que certaines organisations peuvent proposer à leurs employés une forme de prestations garanties à la retraite, tout en maîtrisant les coûts.

Malgré cet avantage féminin, les femmes accusent encore un retard sur le plan salarial. En mai 2024, les femmes entre 25 et 54 ans travaillant à temps plein gagnaient encore 90 cents pour chaque dollar gagné par leurs homologues masculins. Bien que l’écart salarial persiste, la situation s’est nettement améliorée depuis 1975, époque où les femmes ne percevaient que 75 % du salaire des hommes.

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La rédaction