Les investisseurs autonomes manquent de confiance

Par La rédaction | 10 October 2024 | Last updated on 9 October 2024
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Un homme d'affaire assis à un bureau devant deux écrans d'ordinateur. Il semble concentré.
SeventyFour / iStock

Les investisseurs autonomes ont moins de tolérance au risque et de confiance en eux que les investisseurs « hybrides », si l’on en croit les résultats d’une nouvelle étude de FAIR Canada sur les investisseurs autonomes.

Par exemple, les investisseurs qui bénéficient également des services d’un conseiller, sont plus susceptibles d’utiliser les outils proposés par leur plateforme d’investissement autonome que les investisseurs qui font leurs placements tout seuls. Ils sont ainsi 16 % à dire ne pas utiliser les outils proposés par leur plateforme en ligne, alors que 33 % des investisseurs entièrement autonomes disent de même.

Les investisseurs hybrides sont également plus enclins à déclarer avoir confiance en eux, avec un taux de 72 %, contre 61 % pour les investisseurs autonomes. Ils affirment également plus souvent faire des placements à risques que les investisseurs autonomes (34 % contre 28 %).

Les investisseurs hybrides sont deux fois plus susceptibles de demander à négocier des options, des contrats à terme ou des produits dérivés de gré à gré (28 % contre 15 % pour les investisseurs entièrement autonomes) et de financer leurs investissements sur marge ou à crédit (21 % contre 11 % pour les investisseurs autonomes).

Ils ont également tendance à diversifier davantage leurs portefeuilles de placements autonomes, à avoir une confiance accrue dans leurs décisions d’investissement et à se tourner vers des placements à risque plus élevé, révèle le sondage.

Finalement, les investisseurs autonomes sont plus susceptibles de se fier aux états financiers (44 %) que les investisseurs hybrides (35 %). Ils sont également plus susceptibles de se fier aux médias, à leur famille et à leurs amis.

En fait, près de quatre investisseurs sur dix ne font pas confiance aux conseillers en placement.

« Ces nouvelles informations pourraient redéfinir notre compréhension des investisseurs autonomes et le soutien qui leur est apporté, affirme Jean-Paul Bureaud, directeur général de FAIR Canada. L’augmentation de l’investissement autonome réaffirme la nécessité pour les organismes de réglementation d’aider tous les investisseurs à prendre des décisions éclairées avec des renseignements clairs et transparents et d’assurer l’équité dans le domaine de l’investissement. »

Cette étude a été réalisée auprès de 1350 investisseurs canadiens dont 46 % étaient des investisseurs entièrement autonomes et 54 % étaient des investisseurs hybrides.

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La rédaction