Les jeunes investisseurs autonomes sont plus enclins à faire appel à un conseiller humain

Par Jonathan Got | 11 April 2025 | Last updated on 10 April 2025
3 min read
Femme d'affaire à un bureau, écrivant sur un document alors qu'elle parle avec une autre femme.
gzorgz / iStock

Malgré la montée des robots-conseillers, nombre de jeunes investisseurs autonomes préfèrent toujours les conseils d’un conseiller en services financiers humain, révèle l’enquête de J.D. Power sur la satisfaction des investisseurs au Canada.

En fait, les jeunes investisseurs autonomes étaient plus susceptibles d’indiquer qu’ils voulaient parler à un conseiller au cours des 12 prochains mois que les répondants plus âgés.

Les membres des générations Z et Y étaient les plus susceptibles d’indiquer qu’ils comptaient s’entretenir avec un conseiller humain (39 % et 38 %, respectivement). En comparaison, 26 % des membres de la génération X, et seulement 20 % des baby-boomers et des personnes nées avant le baby-boom, ont dit de même. À noter que 31 % des investisseurs autonomes ont répondu à l’enquête dans son ensemble.

« Les jeunes investisseurs autonomes sont plus susceptibles de demander l’avis d’un professionnel de la finance que leurs homologues plus âgés, résume Kapil Vora, directeur principal de l’intelligence patrimoniale chez J.D. Power, dans un communiqué. Très peu de ces investisseurs estiment qu’il y a suffisamment d’informations en ligne pour acquérir une expertise en matière d’investissement… Ce qui montre que la technologie seule ne suffit pas à combler le fossé entre l’information et une véritable confiance en l’investissement. »

Alors que l’intérêt pour les conseils est plus élevé chez les jeunes investisseurs, les sociétés traditionnelles de gestion de patrimoine au Canada sont disproportionnellement orientées vers les investisseurs plus âgés. Seulement 20 % des investisseurs de moins de 40 ans sont clients auprès de cabinets de gestion de patrimoine traditionnels et 28 % auprès de banques, contre 48 % auprès de fintechs.

LA FBN OBTIENT LE TAUX DE SATISFACTION LE PLUS ÉLEVÉ AUPRÈS DES INVESTISSEURS CONSEILLÉS

L’enquête a également révélé l’indice de satisfaction des investisseurs 2025 pour les investisseurs conseillés et les investisseurs autonomes. La Financière Banque Nationale (FBN) est arrivée en tête pour les investisseurs conseillés, avec un score de 730 points sur une échelle de 1 000 points, contre une moyenne de 658 pour le segment. Edward Jones occupe la deuxième place de ce classement avec 696 points et iA Gestion privée de patrimoine s’est classée troisième avec 692 points.

Wealthsimple est en tête de la satisfaction pour le segment des particuliers avec 727 points, suivi de Desjardins Courtage en ligne avec 655 points et de Questrade avec 644 points. Ces trois entreprises sont également les seules à avoir obtenu un score supérieur à la moyenne du segment, soit 627 points.

La Banque TD a terminé à égalité avec la Banque Scotia pour les investisseurs avisés, avec 635 points. TD Direct Investing s’est également classée dernière pour les investisseurs autonomes avec 577 points, Scotia iTRADE n’ayant obtenu que deux points de plus.

L’étude J. D. Power Canada sur la satisfaction des investisseurs a été remaniée cette année pour combiner l’ancienne étude sur la satisfaction des investisseurs à service complet et l’étude sur la satisfaction des investisseurs autogérés. Elle est basée sur les réponses de 4 311 investisseurs conseillés et de 2 417 investisseurs autonomes et a été réalisée d’octobre à décembre 2024. J.D. Power a défini les groupes générationnels comme suit : les pré-boomers (nés avant 1946), les boomers (1946-1964), la génération X (1965-1976), la génération Y (1977-1994) et la génération Z (1995-2006).

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Jonathan Got

Jonathan Got est journaliste pour Investment Executive.